Publié le 6 Novembre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 14,15-24):

 En entendant parler Jésus, un des convives lui dit: «Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu!». Jésus lui dit: «Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. A l'heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités: ‘Venez, maintenant le repas est prêt’. Mais tous se mirent à s'excuser de la même façon. Le premier lui dit: ‘J'ai acheté un champ, et je suis obligé d'aller le voir; je t'en prie, excuse-moi’. Un autre dit: ‘J'ai acheté cinq paires de boeufs, et je pars les essayer; je t'en prie, excuse-moi’. Un troisième dit: ‘Je viens de me marier, et, pour cette raison, je ne peux pas venir’. 

»A son retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Plein de colère, le maître de maison dit à son serviteur: ‘Dépêche-toi d'aller sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux’. Le serviteur revint lui dire: ‘Maître, ce que tu as ordonné est fait, et il reste de la place’. Le maître dit alors au serviteur: ‘Va sur les routes et dans les sentiers, et insiste pour faire entrer les gens, afin que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne profitera de mon dîner’».

 

L’Application

 

Seigneur aide-moi à entendre ton invitation et ta force.

Je ne sais pas tout ce qui est bon et mauvais pour moi. Aide-moi à bien te répondre positivement.

Je ne suis pas sûre, si je suis un des invités ou un des serviteurs qui vont chercher les invités. Aide-moi à reconnaitre mon identité et le courage de l’accepter.

Donne-moi la sagesse de discernement, ‘je me lèverais et j’irais  vers mon Père’.

Apprend moi à dire comme ce publicain, ais pitié de moi.

«Va sur les routes et dans les sentiers, et insiste pour faire entrer les gens, afin que ma maison soit remplie»

Abbé Joan COSTA i Bou 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, le Seigneur nous offre une image de l'éternité représentée par un banquet. Le banquet signifie le lieu où la famille et les amis se retrouvent, se réjouissant de la compagnie, de la conversation et de l'amitié autour de la table. Cette image nous parle de l'intimité avec Dieu Trinité et du plaisir que nous trouverons dans notre séjour au ciel. Il a tout fait pour nous et nous appelle car «Venez, maintenant le repas est prêt» (Lc 14,17). Il veut que nous soyons avec Lui; il veut tous les hommes et toutes les femmes du monde à ses côtés, chacun et chacune d'entre nous.

Il est nécessaire, cependant, que nous ayons envie d'y aller. Et bien que l'on sache que c'est là où l'on est le mieux, car le ciel est notre demeure éternelle, qui dépasse toutes les aspirations humaines les plus nobles -«des choses que l'œil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues, et qui ne sont pas montées au cœur de l'homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment» (1Co 2,9) et, par conséquent, rien ne lui est comparable-; cependant, nous sommes capables de repousser l'invitation divine et de laisser passer à jamais la meilleure offre que Dieu pouvait nous faire: partager sa maison, sa table, son intimité pour l'éternité. Quelle grande responsabilité!

Nous sommes, malheureusement, capables d'échanger Dieu pour toute chose. Certains, comme nous lisons dans l'Évangile d'aujourd'hui, par un champ; d'autres par des bœufs. Et toi et moi, contre quoi sommes-nous capables d'échanger celui qui est notre Dieu ainsi que son invitation? Il y a celui qui le fait par paresse, par laisser-aller, qui par confort arrête d'accomplir ses devoirs d'amour pour Dieu: Dieu vaut-il si peu pour que nous le substituions par n'importe quelle autre chose? Que notre réponse à cette invitation divine soit toujours un oui, plein de reconnaissance et d'admiration.

 

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Publié le 6 Novembre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 14,12-14): 

Jésus disait aussi à celui qui l'avait invité: «Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins; sinon, eux aussi t'inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue. Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre: cela te sera rendu à la résurrection des justes».

 

L'Application

 

Beaucoup d'entre nous n'invite personne chez-nous.......................... Nous n'osons pas prendre les risques dans la relation interpersonnelle. Bon, comment cet évangile nous interpelle? Qu'allons nous faire? Avons nous une réponse positive? 

«Quand tu donnes un festin, invite des pauvres (…) et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre: cela te sera rendu à la résurrection des justes»

Abbé Austin Chukwuemeka IHEKWEME 
(Ikenanzizi, Nigeria)

Aujourd'hui, le Seigneur nous montre le vrai sens de la générosité chrétienne: se donner aux autres. «Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins; sinon, eux aussi t'inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue» (Lc 14,12).

Le chrétien bouge dans le monde comme une personne ordinaire; mais la source de sa relation avec ses semblables ne peut être ni la récompense humaine ni la vanité; il doit chercher avant tout la gloire de Dieu, sans prétendre à une autre récompense que celle du Ciel. «Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre: cela te sera rendu à la résurrection des justes» (Lc 14,13-14).

Le Seigneur nous invite à nous donner inconditionnellement à tous les hommes, poussés uniquement par l'amour de Dieu et du prochain pour le Seigneur. «Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on? Des pécheurs aussi prêtent à des pécheurs, afin de recevoir l'équivalent» (Lc 6, 34).

Cela est ainsi car le Seigneur nous aide à comprendre que si nous nous donnons généreusement, sans rien espérer en retour, Dieu nous paiera avec une grande récompense et il fera de nous ses enfants préférés. C'est pour cela que Jésus nous dit: «Mais aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour; et votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut» (Lc 6,35).

Demandons à la Vierge la générosité de savoir fuir toute tendance vers l'égoïsme, comme son Fils. «Egoïste. -Tu ne t'occupes que de tes "affaires". Tu sembles incapable d'éprouver la fraternité du Christ: dans les autres, tu ne vois pas des frères, tu vois des tremplins» (Saint JoséMarie).

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Publié le 4 Novembre 2017

Mon Homélie

 

Nous vivons dans un monde en peu trop ambitieux. L’homme en pleine liberté a choisi une vie de sauvage qui ne respecte personne que sa propre volonté ou son intérêt personnel, y compris les personnes en responsabilités.  Dans ce comportement, paradoxalement, nous choisissons la naissance et l’acceptons comme une réalité agréable et la mort, nous la souhaiterions éviter, au moins retarder. Le monde qui savait accueillir l’enfance et la jeunesse dans la joie, n’a pas encore appris à accueillir le vieillissement comme une étape de sagesse. Jésus nous voit et Il nous donne les conseils pour nous orienter vers son Père qui nous aime.

Le premier est ceux d’écouter la Parole de Dieu et mettre-la en pratique et d’être fidèle à cette Parole et à notre tradition. Le deuxième, est ceux d’un regard nouveau sur le monde.

Les écritures sacrées, les prophètes et les traditions nous racontent notre histoire, l’histoire du peuple d’Israël, l’histoire du salut. Nous découvrons dans cette histoire la fidélité divine. Elle nous assure et nous redit que nous pouvons toujours nous convertir. Dieu dans sa miséricorde nous accueillera sans aucune condition comme le père a accueilli le fils prodigue. Toutes les alliances étaient un nouveau départ pour ce peuple de Dieu et avec une nouvelle espérance. Lire cette Parole, relire cette histoire et écouter tout ce qu’elle nous enseigne, nous donnera une espérance inépuisable.  

 ‘Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis’, nous enseigne un nouvel enseignement qui unisse le monde et le Ciel comme une seule entité. Jésus nous demande de regarder le monde comme un ciel sur la Terre, où Dieu veut rétablir son Royaume.  Notre adhérence au Royaume de Dieu, nous oblige de nous adresser à son Père, comme notre Père. Le Père de Jésus restera pour une éternité comme notre modèle par excellence. Puisque nous sommes ses enfants, Jésus nous demande de nous comporter dignement.

Comment pouvons-nous nous comporter dignement ? Premièrement, il faut que notre vie soit une vie de témoigne, qui pratique tout ce que nous enseignons aux autres. Nos paroles soient cohérentes avec nos actes.

Deuxième, si nous avons une responsabilité avec une autorité civile ou politique, ou spirituelle, elle n’est pas une autorité appropriée, mais une autorité confiée comme une mission, au service du peuple de Dieu.  Prenons consciences que nous ne sommes pas les propriétaires. N’oublions jamais que la finalité d’une autorité n’est pas au but de domination, mais au service. Soyons donc les serviteurs fidèles.

Cette fidélité à la Parole de Dieu, et une pratique évangélique,  nous rendra humbles et nous ne chercherons plus à apparaitre ou  l’honneur humaine. Comme une lumière qui brille, nous illuminerons le monde avec la Lumière du Christ. Nous ressentirons non seulement son accompagnement et nous deviendrons la demeure digne de Dieu. C’est ainsi nous serons la gloire divine, car le monde verra en nous l’espérance et l’image visible d’un Dieu invisible. Amen.

 

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Publié le 4 Novembre 2017

My Sunday Homily

 

We live in a world of fast food and a great majority of its visible members are very ambitious. These ambitious people wish to

develop this world and transform everything without mercy, sometime even traditional and social values. Each and every one of us believers and non-believers are trying to have a beautiful and pleasant life. We divide and frame everything as good and bad, pleasant and unpleasant, black and white, etc. This is how we try to discern everything and choose better. In this choice of life, we all wish to avoid suffering and pain, without knowing their utilities. Paradoxically, we choose birth and accept it as a pleasant reality and celebrate it. At the same time, death, all we would like to avoid, at least delay it the maximum possible. The world that knew how to welcome childhood and youth in joy, hasn’t learned to welcome aging as a step towards wisdom, rich with experience. Jesus who observes us and the people who in authority, and the general population, especially our daily difficulties, has something to say to us. He gives us guidance and directs us towards His Father who loves us.

The first proposal is to listen to the Word of God and put it into practice. This listening follows the second advice, to be faithful to this Word and to our tradition. The third is a new view of the world, especially how to look at the world in its totality and act faithfully as the children of God, to act according to His teaching.

Sacred scriptures, prophets and traditions tell us about our history, the history of the people of Israel, the history of salvation. We discover in this not only the infidelity of the people of God, but also the fidelity of God. This history and tradition, particularly the Holy Scriptures and prophets assure and tell us that we can always convert. God in His mercy will welcome us unconditionally as the father has welcomed the prodigal son. All the covenants and alliance that God made with His people, were a new beginning for this people of God and with new hope. Reading this Word, rereading this history and listening to all that it teaches us, will give us an inexhaustible hope.

Very often in duality, we separate the world and the heaven as two different entities. 'Today you will be with me in paradise', teaches us a new teaching on this duality, falsely applied in our theology. Many Christians, faithful to the faith, look upon the world as impure dominated by the power of the evil one, and we have learned to look upwards at heaven, the heavenly Jerusalem, as a place to be.

Well, Jesus asks us to look at the world like a heaven on the Earth, where God always remains as our Father. Our adherence to this family of God obliges us to address His Father as our Father. The Father of Jesus will remain for eternity as our model par excellence. Since we are his children, Jesus asks us to behave with dignity.

How to live a dignified life? First, our life must be a witnessed life, one that practices everything we teach others. Our words are consistent with our actions.

Second, if we have a responsibility with a civil or political authority, or spiritual, it is an authority entrusted to the service of the people of God. Let's be aware that we are not the owners. Let us never forget that the purpose of an authority is not the goal of domination, but of service. Let us be  faithful servants.

This behaviour of being faithful to the divine teachings,  will make us humble and we will neither seek nor give importance for appearance or human honour. Like a shining light, we will illuminate the world with the Light of Christ. We will feel his accompaniment and we will be the divine glory, because the world will see in us the hope and the visible image of an invisible God. I wish you all a very good Sunday.

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Publié le 3 Novembre 2017

Gospel text

(Lc 14,1.7-11): 

One Sabbath Jesus had gone to eat a meal in the house of a leading Pharisee, and he was carefully watched. Jesus then told a parable to the guests, for He had noticed how they tried to take the places of honor. And He said, «When you are invited to a wedding party, do not choose the best seat. It may happen that someone more important than you has been invited, and your host, who invited both of you, will come and say to you: ‘Please give this person your place’. What shame is yours when you take the lowest seat! Whenever you are invited, go rather to the lowest seat, so that your host may come and say to you: ‘Friend, you must come up higher’. And this will be a great honor for you in the presence of all the other guests. For whoever makes himself out to be great will be humbled, and whoever humbles himself will be raised».

 

The Application

 

Seeking the human honour is not a bad thing. However, seeking it, when you don’t actually deserve, will do more harm than doing any good for us. When we feel the need of it, we should ask ourselves, what have you actually gained in life by the human honour, than growing in arrogance and self-pity?  

Jesus is not against taking the best place in the society. All that He wishes is to warn us that it carries a great risk of humiliation and self-annihilation.

Why many of us search for such human honour? It is because, I think that we don’t know ourselves, the people around us and we wish that others see in us, what we ourselves don’t see. We wish to project ourselves at the price of others. When the humanity rules deep into our hearts and minds, we won’t have the temptation of human glory.

«He had noticed how they tried to take the places of honor»

Fr. Josep FONT i Gallart 
(Tremp, Lleida, Spain)

Today, did you notice the beginning of this Gospel? «They [the Pharisees] were carefully watching him». Jesus also watched and «noticed how they tried to take the places of honor» (Lk 14:1). But... what a different way to watch!

Watching, as any other internal or external action, substantially varies depending upon the motivations that provoke it, depending upon the internal motives, upon what the observer's heart has inside. The Pharisees —as mentioned in different places of the Gospel— always observe Jesus to try to incriminate him in something wrong. And Jesus observes to help, to serve, to do well. And, as a loving mother, advises: «When you are invited to a wedding party, do not choose the best seat» (Lk 13:8).

Jesus says with words whatever He is, whatever He has in his heart: He is not looking to be honored but to honor; He does not think of his honor, but of his Father's glorification. He does not think of himself but of the other. Jesus' whole life is a revelation of who God is: “God is love”.

This is why, in Jesus, it becomes a reality —more than in anybody else— his teaching: «Rather, He emptied himself, taking the form of a slave, coming in human likeness; and found human in appearance (…) Because of this, God greatly exalted him and bestowed on him the name that is above every name» (Phil 2:7.9).

Jesus is Master in deeds and words. We, Christians, want to be his disciples. We can only assume the Master's behavior if we have inside our heart what He had, if we have his Spirit, his Spirit of love. Let us work to completely open ourselves to his Spirit and to let him get hold of us and be entirely possessed by him.

And, let us do this, without thinking of being “enhanced”, without thinking of us, but only of him. «Should there be no heaven, I would love you; should there be no hell, I would be afraid of you; just as I love you I should love you» (Author unknown).
Being only carried by love.

 

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Publié le 3 Novembre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 14,1.7-11): 

Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et on l'observait. Remarquant que les invités choisissaient les premières places, il leur dit cette parabole: «Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place, car on peut avoir invité quelqu'un de plus important que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire: ‘Cède-lui ta place’, et tu irais, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t'a invité, il te dira: ‘Mon ami, avance plus haut’, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi. Qui s'élève sera abaissé; qui s'abaisse sera élevé».

 

L’Application

 

Pourquoi l’homme cherche la première place ? Très simple, il n’est pas devant la vérité et il ne connaissance ni soi-même, ne l’autre. L’homme se perd par l’apparence, ou par l’apparaitre, que l’être.  

Jésus nous invite à nous connaitre. C’est cette connaissance de soi nous guidera vers le bon chemin, le chemin de sagesse.

 

«Remarquant que les invités choisissaient les premières places…»

Abbé Josep FONT i Gallart 
(Tremp, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, avez-vous remarqué comment débute l'Évangile? «On [les pharisiens] l'observait». Et Jésus aussi observe: «Remarquant que les invités choisissaient les premières places» (Lc 14,1). Quelles façons tant différentes d'observer! 

L'observation, comme toutes les actions internes et externes, est très différente, selon la motivation qui la provoque, selon les motifs internes, selon ce qui se trouve dans le cœur de l'observateur. Les pharisiens -comme nous dit l'Évangile dans divers passages- observent Jésus pour l'accuser. Et Jésus observe pour aider, pour servir, pour faire le bien. Et, comme une mère attentionnée, prête conseil: «Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place» (Lc 13,8).

Jésus dit avec des mots ce qu'Il est et ce qu'Il porte dans son cœur: il ne cherche pas à être honorable, sinon à honorer; il ne pense pas à son honneur, sinon à l'honneur du Père. Il ne pense pas à Lui-même, sinon aux autres. Toute la vie de Jésus est une révélation de qui est Dieu: "Dieu est amour".

Pour cela, en Jésus se fait réalité -plus qu'en tout autre- son enseignement: «Il fut dépouillé de sa grandeur, prit la condition d'esclave et se fit pareil aux hommes (…). Pour cela Dieu l'exalta et lui donna le nom qui est au dessus de tout nom» (Ph 2,7.9).

Jésus est le Maître en œuvres et en paroles. Nous, chrétiens, voulons être ses disciples. Seulement pouvons nous reproduire la conduite du Maître si dans nos cœurs se trouve ce qui se trouvait dans le Sien, si nous avons son Esprit, l'Esprit de l'amour. Travaillons pour nous ouvrir totalement à son Esprit et pour nous laisser prendre et posséder complètement par Lui. 

Et cela sans penser être "élevés", sans penser à nous-mêmes, sinon à Lui. «Même s'il n'y avait pas de ciel, je t'aimerais; même s'il n'y avait pas d'enfer je te craindrais; je t'aimerais de la même façon que je t'aime» (Auteur anonyme). Portés uniquement par l'amour.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 2 Novembre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 14,1-6): 

Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et on l'observait. Justement, un homme atteint d'hydropisie était là devant lui. Jésus s'adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander: «Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat?». Ils gardèrent le silence. Jésus saisit alors le malade, le guérit et le renvoya. Puis il leur dit: «Si l'un de vous a son fils ou son bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas l'en retirer aussitôt, le jour même du sabbat?». Et ils furent incapables de trouver une réponse.

«Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat?»

Abbé Manuel COCIÑA Abella 
(Madrid, Espagne)

Aujourd'hui, prêtons attention à la question pénétrante que Jésus pose aux pharisiens: «Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat?» (Lc 14,3), et à l'observation significative que fait saint Luc: «Ils gardèrent le silence» (Lc 14,4).

Ils sont nombreux les épisodes où le Seigneur reproche aux pharisiens leur hypocrisie. Dieu fait un effort remarquable pour nous montrer à quel point lui déplait ce péché –la fausse apparence, la tromperie vaniteuse– qui se situe aux antipodes de l'éloge du Christ à Nathanaël: «Voici un véritable israélite, un homme qui est sans détour» (Jn 1,47). Dieu aime la simplicité du cœur, la droiture d'esprit et rejette au contraire énergiquement la complication, le regard trouble, la duplicité, l'hypocrisie.

La réponse silencieuse des pharisiens à la question du Seigneur démontre au fond leur mauvaise conscience. Devant eux gisait un malade qui cherchait à être guéri par Jésus. L'accomplissement de la Loi juive –sa lettre, non son esprit– et l'orgueilleuse présomption de leur conduite irréprochable, les portent à se scandaliser de l'attitude du Christ qui, poussé par son cœur miséricordieux, ne se laisse pas lier par le formalisme d'une loi, et veut guérir le malade.

Les pharisiens se rendent compte de ce que leur conduite hypocrite n'est pas justifiée et voilà pourquoi ils se taisent. De ce passage découle une leçon bien claire: la nécessité de comprendre que la sainteté consiste à suivre le Christ –jusqu'à nous énamourer totalement de Lui– et non dans le froid accomplissement légal de quelques préceptes. Les commandements sont saints parce qu'ils proviennent directement de la Sagesse infinie de Dieu, mais il est possible de les vivre de façon légaliste et vide, et il en résulte alors cette incongruité –authentique sarcasme– de prétendre chercher Dieu pour finir par nous suivre nous-mêmes.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 1 Novembre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 23,33.39-43): 

Lorsqu'ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les deux malfaiteurs, l'un à droite, l'autre à gauche. L'un des malfaiteurs crucifiés l'injuriait, disant: «N'es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous!». Mais l'autre le reprenait, et disait: «Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation? Pour nous, c'est justice, car nous recevons ce qu'ont mérité nos crimes; mais celui-ci n'a rien fait de mal». Et il dit à Jésus: «Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne». Jésus lui répondit: «Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis».

«Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne»

Abbé Agustí BOADAS Llavat OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile remémore l'événement le plus remarquable du monde chrétien: la mort et la résurrection de Jésus. Faisons donc nôtre, aujourd'hui, la prière du Bon Larron: «Jésus, souviens-toi de moi» (Lc 23,42). «L'Église ne prie pour les saints comme elle le fait pour les défunts, qui dorment dans le Seigneur, mais elle se recommande aux prières des ceux-là et prie pour ceux-ci», disait saint Augustin dans un Sermon. 

Une fois par an, au moins, les chrétiens nous demandons sur le sens de notre vie et sur celui de notre mort et résurrection. C'est le jour de la commémoration de tous les fidèles défunts, sur laquelle saint Augustin nous a montré sa différenciation par rapport a la fête de la Toussaint. 

Les souffrances de l'Humanité sont les mêmes que celles de l'Église et, sans doute, elles ont en commun que toute souffrance humaine renferme en quelque sorte une privation de la vie. C'est pour cela que la mort d'un être bien-aimé peut constituer une douleur si indicible que, même la foi, ne peut pas l'apaiser. Ainsi donc, les hommes ont toujours voulu vénérer les défunts. 

La mémoire, en effet, c'est en peu comme si les absents pussent être présents, en perpétuant sa vie parmi nous. Mais les mécanismes psychologiques et sociaux des hommes, avec le temps, amortissent les souvenirs. Et si cela peut humainement mener vers l'angoisse, pour nous, chrétiens, grâce à la résurrection, nous amène la paix. L'avantage d'y croire c'est qu'elle nous permet de confier que, malgré l'oubli, nous allons les retrouver dans l'autre vie.

Un deuxième avantage d'y croire c'est que, en remémorant nos défunts, nous prions par eux. Nous le faisons profondément, en intimité avec Dieu, chaque fois que nous prions ensemble dans l'Eucharistie: nous ne sommes pas seuls devant le mystère de la mort et la vie, car nous le partageons comme membres du Corps du Christ. Mieux encore: en repérant la croix, suspendue entre le Ciel et la Terre, nous savons qu'on établit une communion entre nous et nos défunts. C'est pour cette raison que saint François d'Assis a proclamé reconnaissant: «Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre sœur la Mort corporelle».

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 1 Novembre 2017

My Homily

 

All Saints' Day is a feast of hope, a divine hope that God gives to the humanity in His Son. All are called to this holiness of life, in our own limited way. Tomorrow we will commemorate the faithful departed and pray for them. All the two celebrations are closely related, because we hope, thanks to the mercy of God and our prayers that our deceased brothers will get once again an opportunity to join this immense crowd before God, face-to-face, that they may enter this Kingdom in heaven.

Our Christian faith is founded in this hope, to be able to look at Christ,  face to face in Heaven, as our mediator, before the Father. The beatitudes are the gateways. And all the beatitudes are so linked that we can not separate them. I will allow myself to compare the Kingdom of God and the beatitudes with a room, and  I will compare the beatitudes as the doors of this room. To be happy and enter in this room, one door will suffice us.

The saints we know have travelled the same path as ours, and they assure us that a heavenly life is possible on earth. They have lived an ordinary life, in an extraordinary manner. Even if we find ourselves in the desert, from time to time in confusion, if we put our trust in the providence of the Lord, if we remain faithful to his call, despite our weaknesses, we can give the fruits like a tree planted on the river bank, at the proper time. Their fidelity to the Word of God, allowed them to count them among the elites in heaven.

They are in the house that God has prepared and we would already like to be there. Our life on earth is full of trials and failures. We are both fragile and strong. When confronted by difficulties, we fix our eyes on the Cross, in the certainty that it will lead us to the resurrection. The feast of All Saints gives us this hope and it is based on the resurrection of the Lord.

Dear brothers and sisters in Jesus Christ, all the Beatitudes is a path of happiness, towards peace and joy. Happy the man who puts his trust in the Lord, says the psalm. God will not take away our daily difficulties, but He gives us the strength to confront them bravely. If we remain faithful to His call, He assures us of the divine accompaniment and grace. He says to us, like his Father, be merciful, be humble and pure, we will see the Kingdom of God. "Today, with me, you will be in paradise" The message of this teaching is clearly clear, "Rejoice, be glad."

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 1 Novembre 2017

Mon Homélie

 

La fête de la Toussaint est une fête d’espérance, une espérance divine que Dieu nous accorde. Demain nous allons commémorer les fidèles défunts et prierons pour eux.  Toutes les deux fêtes sont étroitement liées, car nous espérons, grâce à la miséricorde de Dieu et nos prières, que nos frères défunts s’arrivent à rejoindre cette foule immense devant Dieu, face-à-face, qu’ils entrent dans ce Royaume du ciel.

Notre foi chrétienne se fond dans cette espérance, de pouvoir regarder le Christ face-à-face dans le Ciel, comme notre médiateur, devant le Père. Les béatitudes sont les portes d’entrée. Et toutes les béatitudes sont tellement liées, que nous ne pouvons pas les séparer. Si nous prenons une image matérielle,  je me permettrai de comparer le Royaume de Dieu avec une salle, je mettrai les béatitudes comme les portes de cette salle. Pour être heureux, une seule porte nous suffira.

Les saints que nous connaissons, ont parcouru le même chemin que le-nôtre, et ils nous assurent qu’une vie céleste est possible sur la terre.  Même si nous nous trouvons dans le désert, de temps en temps dans les désarrois, si nous mettons notre confiance dans la providence du Seigneur, si nous restons fidèles à son appel, nous pouvons comme eux, malgré nos faiblesses, donner les fruits comme un arbre planté sur le rivage, au temps voulu. Leur fidélité à la Parole de Dieu, les ont permis de pouvoir les comptés parmi les élites dans le ciel.

Ils sont dans la maison que Dieu a préparée et nous aimerions déjà, y être. Notre vie sur la terre est pleine des épreuves et des échecs. Nous sommes à la fois fragiles et forts. Lorsqu’on est confronté par les difficultés, nous fixons notre regard sur la Croix, dans la certitude qu’elle nous amènera vers la résurrection. La fête de la Toussaint nous donne cette espérance  et elle s’appuie sur la résurrection du Seigneur.

Mes amis, toutes les béatitudes est un chemin du bonheur, vers la paix et la joie. Heureux l’homme qui met sa confiance dans le Seigneur.  Dieu n’enlèvera  pas nos difficultés quotidiennes, mais Il nous donne la force pour les confronter courageusement. Si nous restons fidèle à son appelle, Il nous assure son accompagnement et sa grâce. Il nous dit, comme son Père, soyons miséricordieux, soyons humbles et pures, nous verrons le Royaume de Dieu. « Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le paradis » Le message de cet enseignement est nettement claire, « Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse.’

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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