Publié le 3 Novembre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 14,1.7-11): 

Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et on l'observait. Remarquant que les invités choisissaient les premières places, il leur dit cette parabole: «Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place, car on peut avoir invité quelqu'un de plus important que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire: ‘Cède-lui ta place’, et tu irais, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t'a invité, il te dira: ‘Mon ami, avance plus haut’, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi. Qui s'élève sera abaissé; qui s'abaisse sera élevé».

 

L’Application

 

Pourquoi l’homme cherche la première place ? Très simple, il n’est pas devant la vérité et il ne connaissance ni soi-même, ne l’autre. L’homme se perd par l’apparence, ou par l’apparaitre, que l’être.  

Jésus nous invite à nous connaitre. C’est cette connaissance de soi nous guidera vers le bon chemin, le chemin de sagesse.

 

«Remarquant que les invités choisissaient les premières places…»

Abbé Josep FONT i Gallart 
(Tremp, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, avez-vous remarqué comment débute l'Évangile? «On [les pharisiens] l'observait». Et Jésus aussi observe: «Remarquant que les invités choisissaient les premières places» (Lc 14,1). Quelles façons tant différentes d'observer! 

L'observation, comme toutes les actions internes et externes, est très différente, selon la motivation qui la provoque, selon les motifs internes, selon ce qui se trouve dans le cœur de l'observateur. Les pharisiens -comme nous dit l'Évangile dans divers passages- observent Jésus pour l'accuser. Et Jésus observe pour aider, pour servir, pour faire le bien. Et, comme une mère attentionnée, prête conseil: «Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place» (Lc 13,8).

Jésus dit avec des mots ce qu'Il est et ce qu'Il porte dans son cœur: il ne cherche pas à être honorable, sinon à honorer; il ne pense pas à son honneur, sinon à l'honneur du Père. Il ne pense pas à Lui-même, sinon aux autres. Toute la vie de Jésus est une révélation de qui est Dieu: "Dieu est amour".

Pour cela, en Jésus se fait réalité -plus qu'en tout autre- son enseignement: «Il fut dépouillé de sa grandeur, prit la condition d'esclave et se fit pareil aux hommes (…). Pour cela Dieu l'exalta et lui donna le nom qui est au dessus de tout nom» (Ph 2,7.9).

Jésus est le Maître en œuvres et en paroles. Nous, chrétiens, voulons être ses disciples. Seulement pouvons nous reproduire la conduite du Maître si dans nos cœurs se trouve ce qui se trouvait dans le Sien, si nous avons son Esprit, l'Esprit de l'amour. Travaillons pour nous ouvrir totalement à son Esprit et pour nous laisser prendre et posséder complètement par Lui. 

Et cela sans penser être "élevés", sans penser à nous-mêmes, sinon à Lui. «Même s'il n'y avait pas de ciel, je t'aimerais; même s'il n'y avait pas d'enfer je te craindrais; je t'aimerais de la même façon que je t'aime» (Auteur anonyme). Portés uniquement par l'amour.

 

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Publié le 2 Novembre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 14,1-6): 

Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et on l'observait. Justement, un homme atteint d'hydropisie était là devant lui. Jésus s'adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander: «Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat?». Ils gardèrent le silence. Jésus saisit alors le malade, le guérit et le renvoya. Puis il leur dit: «Si l'un de vous a son fils ou son bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas l'en retirer aussitôt, le jour même du sabbat?». Et ils furent incapables de trouver une réponse.

«Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat?»

Abbé Manuel COCIÑA Abella 
(Madrid, Espagne)

Aujourd'hui, prêtons attention à la question pénétrante que Jésus pose aux pharisiens: «Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat?» (Lc 14,3), et à l'observation significative que fait saint Luc: «Ils gardèrent le silence» (Lc 14,4).

Ils sont nombreux les épisodes où le Seigneur reproche aux pharisiens leur hypocrisie. Dieu fait un effort remarquable pour nous montrer à quel point lui déplait ce péché –la fausse apparence, la tromperie vaniteuse– qui se situe aux antipodes de l'éloge du Christ à Nathanaël: «Voici un véritable israélite, un homme qui est sans détour» (Jn 1,47). Dieu aime la simplicité du cœur, la droiture d'esprit et rejette au contraire énergiquement la complication, le regard trouble, la duplicité, l'hypocrisie.

La réponse silencieuse des pharisiens à la question du Seigneur démontre au fond leur mauvaise conscience. Devant eux gisait un malade qui cherchait à être guéri par Jésus. L'accomplissement de la Loi juive –sa lettre, non son esprit– et l'orgueilleuse présomption de leur conduite irréprochable, les portent à se scandaliser de l'attitude du Christ qui, poussé par son cœur miséricordieux, ne se laisse pas lier par le formalisme d'une loi, et veut guérir le malade.

Les pharisiens se rendent compte de ce que leur conduite hypocrite n'est pas justifiée et voilà pourquoi ils se taisent. De ce passage découle une leçon bien claire: la nécessité de comprendre que la sainteté consiste à suivre le Christ –jusqu'à nous énamourer totalement de Lui– et non dans le froid accomplissement légal de quelques préceptes. Les commandements sont saints parce qu'ils proviennent directement de la Sagesse infinie de Dieu, mais il est possible de les vivre de façon légaliste et vide, et il en résulte alors cette incongruité –authentique sarcasme– de prétendre chercher Dieu pour finir par nous suivre nous-mêmes.

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Publié le 1 Novembre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 23,33.39-43): 

Lorsqu'ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les deux malfaiteurs, l'un à droite, l'autre à gauche. L'un des malfaiteurs crucifiés l'injuriait, disant: «N'es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous!». Mais l'autre le reprenait, et disait: «Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation? Pour nous, c'est justice, car nous recevons ce qu'ont mérité nos crimes; mais celui-ci n'a rien fait de mal». Et il dit à Jésus: «Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne». Jésus lui répondit: «Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis».

«Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne»

Abbé Agustí BOADAS Llavat OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile remémore l'événement le plus remarquable du monde chrétien: la mort et la résurrection de Jésus. Faisons donc nôtre, aujourd'hui, la prière du Bon Larron: «Jésus, souviens-toi de moi» (Lc 23,42). «L'Église ne prie pour les saints comme elle le fait pour les défunts, qui dorment dans le Seigneur, mais elle se recommande aux prières des ceux-là et prie pour ceux-ci», disait saint Augustin dans un Sermon. 

Une fois par an, au moins, les chrétiens nous demandons sur le sens de notre vie et sur celui de notre mort et résurrection. C'est le jour de la commémoration de tous les fidèles défunts, sur laquelle saint Augustin nous a montré sa différenciation par rapport a la fête de la Toussaint. 

Les souffrances de l'Humanité sont les mêmes que celles de l'Église et, sans doute, elles ont en commun que toute souffrance humaine renferme en quelque sorte une privation de la vie. C'est pour cela que la mort d'un être bien-aimé peut constituer une douleur si indicible que, même la foi, ne peut pas l'apaiser. Ainsi donc, les hommes ont toujours voulu vénérer les défunts. 

La mémoire, en effet, c'est en peu comme si les absents pussent être présents, en perpétuant sa vie parmi nous. Mais les mécanismes psychologiques et sociaux des hommes, avec le temps, amortissent les souvenirs. Et si cela peut humainement mener vers l'angoisse, pour nous, chrétiens, grâce à la résurrection, nous amène la paix. L'avantage d'y croire c'est qu'elle nous permet de confier que, malgré l'oubli, nous allons les retrouver dans l'autre vie.

Un deuxième avantage d'y croire c'est que, en remémorant nos défunts, nous prions par eux. Nous le faisons profondément, en intimité avec Dieu, chaque fois que nous prions ensemble dans l'Eucharistie: nous ne sommes pas seuls devant le mystère de la mort et la vie, car nous le partageons comme membres du Corps du Christ. Mieux encore: en repérant la croix, suspendue entre le Ciel et la Terre, nous savons qu'on établit une communion entre nous et nos défunts. C'est pour cette raison que saint François d'Assis a proclamé reconnaissant: «Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre sœur la Mort corporelle».

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Publié le 1 Novembre 2017

My Homily

 

All Saints' Day is a feast of hope, a divine hope that God gives to the humanity in His Son. All are called to this holiness of life, in our own limited way. Tomorrow we will commemorate the faithful departed and pray for them. All the two celebrations are closely related, because we hope, thanks to the mercy of God and our prayers that our deceased brothers will get once again an opportunity to join this immense crowd before God, face-to-face, that they may enter this Kingdom in heaven.

Our Christian faith is founded in this hope, to be able to look at Christ,  face to face in Heaven, as our mediator, before the Father. The beatitudes are the gateways. And all the beatitudes are so linked that we can not separate them. I will allow myself to compare the Kingdom of God and the beatitudes with a room, and  I will compare the beatitudes as the doors of this room. To be happy and enter in this room, one door will suffice us.

The saints we know have travelled the same path as ours, and they assure us that a heavenly life is possible on earth. They have lived an ordinary life, in an extraordinary manner. Even if we find ourselves in the desert, from time to time in confusion, if we put our trust in the providence of the Lord, if we remain faithful to his call, despite our weaknesses, we can give the fruits like a tree planted on the river bank, at the proper time. Their fidelity to the Word of God, allowed them to count them among the elites in heaven.

They are in the house that God has prepared and we would already like to be there. Our life on earth is full of trials and failures. We are both fragile and strong. When confronted by difficulties, we fix our eyes on the Cross, in the certainty that it will lead us to the resurrection. The feast of All Saints gives us this hope and it is based on the resurrection of the Lord.

Dear brothers and sisters in Jesus Christ, all the Beatitudes is a path of happiness, towards peace and joy. Happy the man who puts his trust in the Lord, says the psalm. God will not take away our daily difficulties, but He gives us the strength to confront them bravely. If we remain faithful to His call, He assures us of the divine accompaniment and grace. He says to us, like his Father, be merciful, be humble and pure, we will see the Kingdom of God. "Today, with me, you will be in paradise" The message of this teaching is clearly clear, "Rejoice, be glad."

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Publié le 1 Novembre 2017

Mon Homélie

 

La fête de la Toussaint est une fête d’espérance, une espérance divine que Dieu nous accorde. Demain nous allons commémorer les fidèles défunts et prierons pour eux.  Toutes les deux fêtes sont étroitement liées, car nous espérons, grâce à la miséricorde de Dieu et nos prières, que nos frères défunts s’arrivent à rejoindre cette foule immense devant Dieu, face-à-face, qu’ils entrent dans ce Royaume du ciel.

Notre foi chrétienne se fond dans cette espérance, de pouvoir regarder le Christ face-à-face dans le Ciel, comme notre médiateur, devant le Père. Les béatitudes sont les portes d’entrée. Et toutes les béatitudes sont tellement liées, que nous ne pouvons pas les séparer. Si nous prenons une image matérielle,  je me permettrai de comparer le Royaume de Dieu avec une salle, je mettrai les béatitudes comme les portes de cette salle. Pour être heureux, une seule porte nous suffira.

Les saints que nous connaissons, ont parcouru le même chemin que le-nôtre, et ils nous assurent qu’une vie céleste est possible sur la terre.  Même si nous nous trouvons dans le désert, de temps en temps dans les désarrois, si nous mettons notre confiance dans la providence du Seigneur, si nous restons fidèles à son appel, nous pouvons comme eux, malgré nos faiblesses, donner les fruits comme un arbre planté sur le rivage, au temps voulu. Leur fidélité à la Parole de Dieu, les ont permis de pouvoir les comptés parmi les élites dans le ciel.

Ils sont dans la maison que Dieu a préparée et nous aimerions déjà, y être. Notre vie sur la terre est pleine des épreuves et des échecs. Nous sommes à la fois fragiles et forts. Lorsqu’on est confronté par les difficultés, nous fixons notre regard sur la Croix, dans la certitude qu’elle nous amènera vers la résurrection. La fête de la Toussaint nous donne cette espérance  et elle s’appuie sur la résurrection du Seigneur.

Mes amis, toutes les béatitudes est un chemin du bonheur, vers la paix et la joie. Heureux l’homme qui met sa confiance dans le Seigneur.  Dieu n’enlèvera  pas nos difficultés quotidiennes, mais Il nous donne la force pour les confronter courageusement. Si nous restons fidèle à son appelle, Il nous assure son accompagnement et sa grâce. Il nous dit, comme son Père, soyons miséricordieux, soyons humbles et pures, nous verrons le Royaume de Dieu. « Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le paradis » Le message de cet enseignement est nettement claire, « Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse.’

 

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Publié le 30 Octobre 2017

Gospel text

(Lc 13,18-21): 

Jesus continued speaking, «What is the kingdom of God like? What shall I compare it to? Imagine a person who has taken a mustard seed and planted it in the garden. The seed has grown and become like a small tree, so that the birds of the air shelter in its branches». And Jesus said again, «What is the kingdom of God like? Imagine a woman who has taken yeast and hidden it in three measures of flour until it is all leavened».

 

The Application

 

Jesus searches the various images to make us to understand the Kingdom of God. With one single parable Jesus finds difficult to contain all the mysteries of the Kingdom of God. So, me as an ordinary human being, I don’t search to understand every elements of this Kingdom of God. All that I would to take from these parables is, that God continues to work and I need to have patience. Just like the mustard seed that becomes the source for a multitude and yeast which transforms everything, I know that this Kingdom of God will be too.

I personally, would like to be this earth which gives this seed the possibility to grow and multiply. My desire is to be this flour that the Lord transforms. I believe by the faith that the Lord has already implanted in my heart through the baptism, the Word and it is already in me working. It pushes me where I don’t like to be, asking me to do, exactly what He wants me to do. I pray to the Lord that with His grace, I may be able to give much fruit, though little it may be, in my petite capacity.

 

Daily Quote from the early church fathers:

The Word of God operates in us like leaven, by Cyril of Alexandria (376-444 AD)

"The leaven is small in quantity, yet it immediately seizes the whole mass and quickly communicates its own properties to it. The Word of God operates in us in a similar manner. When it is admitted within us, it makes us holy and without blame. By pervading our mind and heart, it makes us spiritual. Paul says, 'Our whole body and spirit and soul may be kept blameless in the day of our Lord Jesus Christ' (1 Thessalonians 5:23). The God of all clearly shows that the divine Word is poured out even into the depth of our understanding... We receive the rational and divine leaven in our mind. We understand that by this precious, holy and pure leaven, we may be found spiritually unleavened and have none of the wickedness of the world, but rather be pure, holy partakers of Christ." (excerpt from COMMENTARY ON LUKE, HOMILY 96)

 

 

«What is the kingdom of God like?»

+ Fr. Francisco Lucas MATEO Seco 
(Pamplona, Navarra, Spain)

Today, the liturgical texts, through these two parables, place before our eyes one of the characteristics of the Kingdom of God: it is something that flourishes slowly —as a mustard seed— but, eventually, grows to offer shelter to the birds in its trees. Tertulian said it like this: «We come from yesterday and we fill everything». With this parable, Our Lord encourages us to patience, fortitude and hope. These virtues are especially necessary for those who devote themselves to propagate the Kingdom of God. We must be patient, and with God's grace and human cooperation, wait for the planted seed to grow while profoundly embedding its roots in the good soil to gradually become a tree. In the first place, we need to have faith in the virtuality —fecundity— contained in the seed of the Kingdom of God. This seed is the Word; it is also the Eucharist that is planted in us through Communion. Our Lord Jesus Christ compared himself to «a kernel of wheat that falls to the ground and dies (…). But if it dies, it produces many seeds» (Jn 12:24).

The Kingdom of God, our Lord goes on, is similar to «the yeast a woman has taken and hidden in three measures of flour until it is all leavened» (Lk 13:21). Here also the yeast capacity to leaven all the dough is mentioned. This is what happens with “the rest of Israel” which the Old Testament mentions: the rest will have to save and leaven all the people. Continuing on with the parable, we only need the yeast inside the dough, getting to the people, to be like salt that preserves from corruption and makes all food to taste (cf. Mt 5:13). Time is also of essence so that it can carry out with its function by and by.

Parables encouraging patience and the hopeful certainty; parables referring to the Kingdom of God and to the Church, and that are also applied to the growth of this same Kingdom in each of us.

 

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Publié le 30 Octobre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 13,18-21): 

Jésus disait : «A quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer? Il est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches». Il dit encore: «A quoi vais-je comparer le règne de Dieu? Il est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé».

 

L’Application

 

Le Règne de Dieu a une qualité contagieuse, comme un feu qui consume tout. Le Seigneur cherche les images pour que nous comprenions. Pourtant, jusqu’aujourd’hui, nous n’avons pas tout compris. Heureusement, il y a les mystères  qui nous demandent d’avoir patience et de mettre confiance dans le Seigneur.

Personnellement je ne cherche même pas le comprendre. Tout ce qui va m’arriver après la mort, je mettrais tout dans la main du Seigneur. J’ai une vie que Dieu m’a confiée et j’aimerais la vivre pleinement.

Chaque fois je vois les frères dans la joie et dans la paix, chaque fois je vois le pardonne et la réconciliation, je ressens déjà la présence du Royaume de Dieu. Comme le grain de moutarde ou le levais qui disparaisse, pourtant continue à travailler dans la discrétion, je sais le Seigneur continue son œuvre et j’en suis sure, je verrai ses fruits sur la terre. Moi, de ma part, je vais être cette terre bonne où Dieu a déjà semé sa Parole, qui donne le bon fruit.

«A quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer?»

+ Abbé Francisco Lucas MATEO Seco 
(Pamplona, Navarra, Espagne)

Aujourd'hui, à travers deux paraboles, le texte de l'Évangile mets devant nous deux caractéristiques du Royaume de Dieu: c'est quelque chose qui grandit lentement -comme une graine de moutarde- mais qui devient tellement grande qu'elle sert d'abri aux oiseaux du ciel. Ainsi le disait Tertullien: «Nous sommes d'hier, et déjà nous avons rempli la terre». Avec cette parabole, le Seigneur nous exhorte à la patience, au courage et à l'espérance. Ces vertus sont particulièrement nécessaires à tous ceux qui se consacrent à la propagation du Royaume des Cieux. Il faut être patient et attendre que le grain semé, avec la grâce de Dieu, avec la collaboration humaine, grandisse en prenant racine en profondeur dans la bonne terre et pousse peu à peu jusqu'à devenir un arbre. Il faut, tout d'abord, avoir la foi dans la vertu -la fécondité- contenue dans la graine du Royaume de Dieu. Cette graine est la Parole, qui est aussi l'Eucharistie, qui est semée en nous par la sainte communion. Notre Seigneur Jésus Christ se comparait lui-même au «(…) grain de blé tombé en terre (...) s'il meurt, il porte beaucoup de fruit» (Jn 12,24).

Jésus poursuit en disant que le Royaume des Cieux, est semblable au «levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé» (Lc 13,21). Ici aussi on parle de la capacité de la levure à faire lever toute la pâte. C'est à ceci qu'on fait allusion dans l'ancien testament quand on parle du "reste d'Israel": "le reste" devra sauver et faire lever tout le peuple. En poursuivant avec la parabole, il est uniquement nécessaire que la levure soit à l'intérieur de la pâte, qu'elle soit parmi le peuple, qu'elle soit comme le sel, capable de préserver de la pourriture mais aussi de bien assaisonner les aliments (cf. Mt 5,13). Il faut du temps également pour que la levure puisse faire de l'effet. 

Ces paraboles nous encouragent à la patience et à l'espérance certaine, ce sont des paraboles qui font allusion au Royaume de Dieu et à l'Église, et qui s'appliquent également à la croissance de ce même Royaume à l'intérieur de chacun de nous.

 

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Publié le 29 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 13,10-17): 

Jésus était en train d'enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l'interpella: «Femme, te voilà délivrée de ton infirmité». Puis, il lui imposa les mains; à l'instant même elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu. 

Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule: «Il y a six jours pour travailler; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat». Le Seigneur lui répliqua: «Esprits faux que vous êtes! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son boeuf ou son âne pour le mener boire? Et cette femme, une fille d'Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n'est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien?». Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait.

«Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat…»

Abbé Francesc JORDANA i Soler 
(Mirasol, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous assistons à un acte de Jésus qui proclame qu'il est le Messie. Face à ce fait, le chef de la synagogue s'indigne et sermonne les gens afin de les dissuader de venir se faire guérir le samedi: «Il y a six jours pour travailler; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat» (Lc 13,14).

J'aimerais que nous nous concentrions sur l'attitude de ce personnage. J'ai toujours été frappé de constater comme l'homme est parfois capable de se refermer, à tel point que, face à un miracle pourtant évident, ce à quoi il vient d'assister le laisse indifférent. C'est comme s'il n'avait pas vu ce qui vient de se passer et ce que cela signifie. Et la raison se trouve dans l'interprétation erronée des enseignements de Dieu par les juifs à l'époque. Pour certaines raisons —anthropologiques, culturelles, ou dessein divin— il est inévitable qu'entre Dieu et les hommes il y ait des conventions. Le problème est que les juifs faisaient de ces conventions un absolu. Or ces conventions ne les mettent pas en relation avec Dieu, mais ils restent bloqués dans leur propre convention. De ce fait, Dieu ne peut pas agir pour leur donner ses grâces, dons, amour et donc leur pratique religieuse n'enrichira pas leur vie.

Tout cela les conduit à une interprétation rigoureuse de la religion, à enfermer leur dieu dans leurs limites. Ils se fabriquent un dieu sur mesure et ils ne le laissent pas rentrer dans leur vie. Dans leur pratique de la religion, ils croient que du moment qu'ils obéissent aux règles tout est résolu. On comprend tout à fait la réaction de Jésus: «Esprits faux que vous êtes! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire?» (Lc 13,15). Jésus dévoile ainsi que la pratique erronée du sabath n'a aucun sens.

La parole de Dieu devrait nous aider à examiner notre interprétation de la religion et nous aider à discerner si nos conventions nous mettent en rapport avec Dieu et avec la vie. C'est seulement à partir d'une interprétation correcte des règles que nous pourrons comprendre la phrase de Saint Augustin: «Aime et fais ce que tu veux».

 

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Publié le 29 Octobre 2017

Every dominical celebration is a get together of the people of God, and this faithful who long to hear the Word of God, are fully aware the necessity to have an open mind and heart. In the first reading we are invited to welcome each other as they are, especially by reminding us of our own story. God draws our attention that the weak, the hungry, the oppressed, the immigrants are our brothers who need us. Since we are the children of God, since He accepts us as we are, with our weaknesses and our limits, we try to follow him faithfully, by our acts of charity. He is our Father, the Father of all, who listens to the cry of every poor man in front of our door.

He is our rock, on this rock of love,  we build our house. The man who puts his trust in this Rock will be like a tree planted on the river bank , which gives fruit in time. How can a man forget or ignore this God who saves us? We know from our history that this God who accompanied the people of Israel, is still accompanying us through this holy church. Church helps us to understand, how much God loves us and she keeps reminding us of our baptismal vocation, 'hold the Light always on' and our Christian duty, 'to love one another as I have loved you'.

This word 'love' is very often used in a wild way, that man loves his dish, loves this flower, he loves everything and everyone. When we say, 'I love you', say exactly what? We must look at Jesus, how He has loved us and how He still loves us.

By his obedience, He has created for us a divine proximity, and by his incarnation He has perpetuated this closeness. By the same incarnation, He revealed to us the divine plan, the project of salvation. Like Him, on our part, we must seek the divine presence in us, discover and feel this closeness through the Holy Spirit, who continues to accompany us and protect us. It is in this closeness and intimacy, we present ourselves before the Lord, so that He discovers us and transforms us.

Jesus participated in our suffering, from birth to death. By his incarnation He purified our birth and by his death he offered us the resurrection. God allowed himself to be discovered in Jesus Christ and in Him He committed himself for the good of all. Like Him, we must discover God by letting ourselves be avaible for others to discover us and  commit to the fulfillment of the divine will.

To love an unknown and invisible God is easy and to love the neighbour known and before you, it is difficult. Jesus reminds us that divine love is best expressed in human love. We cannot love an invisible God, without being able to love one another, who make th

is God visible. There is a lot of poor Lazarus in front of our door. Let's get out of our places of security and open our doors. We must learn to take the steps towards neighbours who are in the peripheries of our society, who hope for our attention. It is here we will discover that God of love, who is waiting for us. Amen.

 

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Publié le 28 Octobre 2017

Gospel text

(Lc 6,12-19): 

Jesus went out into the hills to pray, spending the whole night in prayer with God. When day came, He called his disciples to him and chose twelve of them whom He called apostles: Simon, whom He named Peter, and his brother Andrew, James and John; Philip and Bartholomew; Matthew and Thomas; James son of Alpheus and Simon called the Zealot; Judas son of James, and Judas Iscariot, who would be the traitor.

Coming down the hill with them, Jesus stood on a level place. Many of his disciples were there and a large crowd of people who had come from all parts of Judea and Jerusalem and from the coastal cities of Tyre and Sidon. They gathered to hear him and be healed of their diseases; likewise people troubled by evil spirits were healed. The entire crowd tried to touch him because of the power that went out from him and healed them all.

 

The Application

I believe that the prayer is a response to the call of God, particularly to listen to Him. Thus every prayer should push us towards action. I am convinced that the baptised should be contemplative of the Word of God and active in the accomplishment of the same Word. Just like Jesus, every act should find its source and meaning in the prayer.

 

Daily Quote from the early church fathers:

Jesus chose fishermen and tax collectors to be apostles, by Ambrose of Milan, 339-397 A.D.

"It says, 'He called his disciples, and he chose twelve of them,' whom he appointed sowers of the faith, to spread the help of human salvation throughout the world. At the same time, observe the heavenly counsel. He chose not wise men, nor rich men, nor nobles, but fishermen and tax collectors, whom he would direct, lest they seem to have seduced some by wisdom, or bought them with riches, or attracted them to their own grace with the authority of power and nobility. He did this so that the reasoning of truth, not the grace of disputation, should prevail." (excerpt fromEXPOSITION OF THE GOSPEL OF LUKE 5.44)

 

«Went out into the hills to pray»

+ Fr. Albert TAULÉ i Viñas 
(Barcelona, Spain)

Today, we may contemplate a full day in the life of Jesus. A life with two clear sides: prayer and action. If, as Christians, we are to imitate Jesus' life, we cannot prescind of any of these two dimensions. All Christians, even those who are consecrated to a contemplative life, have, and must have, certain moments for praying and certain others for action. The length of time for each one may, of course, vary. We can see that even friars and nuns in close orders devote a good part of their time to some kind of work. On the other hand, those of us that are more “secular”, if we wish to imitate Jesus, we should not carry out a frantic activity without spreading it with a prayer. St. Jerome says: «Even though the Apostle ordered us to pray all the time, (...) we must devote to this exercise certain previously determined hours».

Did Jesus need these lengthy hours of lonely prayer, when everybody else was asleep? Theologians study the psychology of Jesus man: up to which point had He direct access to divinity and up to which point was He «one who has similarly been tested in every way, yet without sin» (He 4:15). To the point we consider him closer to us, his praying “practice”, must be evidently a clear example for us.

Once we have well established our praying, it only remains for us to imitate him in action. In today's fragment, we can see him “organizing the Church”, that is, choosing those who were to be his future evangelists, the followers of his mission on earth: «When day came, He called his disciples to him and chose twelve of them whom He called apostles» (Lk 6:13). We find him, later on, healing all type of sicknesses. «Everyone in the crowd sought to touch him because power came forth from him and healed them all» (Lk 6:19), the Evangelist says. So that our identification with him may be complete, we only need that this power to heal everybody may also come forth from us. This will only be possible if we remain in him so that we can bear plenty of fruit (cf. Jn 15:4).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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