Publié le 13 Novembre 2017

Gospel text

(Lc 17,7-10): 

Jesus said to his disciple, «Who among you would say to your servant coming in from the fields after plowing or tending sheep: ‘Come at once and sit down at table?’. No, you tell him: ‘Prepare my dinner. Put on your apron and wait on me while I eat and drink; you can eat and drink afterwards’. Do you thank this servant for doing what you commanded? So for you. When you have done all that you have been told to do, you must say: ‘We are no more than servants; we have only done our duty’».

 

The Application

 

Though the demand seems to be little over exaggerated, there is a wisdom behind this exigence. Since God desires our goodness and happiness, and if He asks us to work for it, then the goodness itself is offered. What else can be asked more, when God gives Himself to us?

It is here that God’s wisdom is shared with us. Just like God, who works without any expectations from our part, He wishes that we too be like Him. It is an invitation to the fullness of the holiness. Be perfect as the heavenly Father is perfect.

God is calling each and every one of us to participate in His goodness. Just like the sun which shines on every one, good and bad, we are called to act beyond any conditions, doing good, just like God. Be God to others.  

«We have only done our duty»

Fr. Jaume AYMAR i Ragolta 
(Badalona, Barcelona, Spain)

Today, the Gospel message is not based on the master's attitude, but on the servant's. Jesus, with a parable, invites his apostles to consider the stance of service: the servant should fulfill his duties without expecting any reward: «Do you thank this servant for doing what you commanded?» (Lk 17:9). However, this is not the Master's last lesson on service. Later on, Jesus will tell his disciples: «I no longer call you slaves, because a slave does not know what his master is doing. I have called you friends, because I have told you everything I have heard from my Father» (Jn 15:15). Friends do not have to render accounts to each other. If servants are to fulfill their duties, we, his apostles, who are Jesus' friends, must, even more so, accomplish the mission God has entrusted us with, while realizing our work does not deserve any recompense, for we make it joyously and, because whatever we have, whatever we are, is a gift we have received from God. 

For those who believe, everything is a sign, for those who love, everything is a gift. Working for God's Kingdom is already a great reward; hence, the expression «We are no more than servants; we have only done our duty» (Lk 17:10) should not be interpreted with dejection or sadness, but with the joy of he who knows that has been called to spread the knowledge of the Gospel.

These days we also keep in mind the feast of a great saint, a great friend of Jesus, and very popular in the territory of Catalonia, St. Martin of Tours, who devoted all his life to the service of the Gospel of Christ. Sulpicius Severus writes of him: «Extraordinary man, whom neither toil and suffering, nor the fact of death could bend his resolve; he did not lean toward either side, he was not afraid of dying, but he did not refuse to live! Eyes and hands towards Heaven, his undefeated spirit kept on praying». In our prayers, in our dialogue with our Friend, that is where the secret and the strength of our service lie.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 13 Novembre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 17,7-10):

 «Lequel d'entre vous, quand son serviteur vient de labourer ou de garder les bêtes, lui dira à son retour des champs: ‘Viens vite à table’? Ne lui dira-t-il pas plutôt: ‘Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et que je boive. Ensuite tu pourras manger et boire à ton tour’. Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres? De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous: ‘Nous sommes des serviteurs quelconques: nous n'avons fait que notre devoir’».

 

L’Application

 

Comment pouvons-nous comprendre la sagesse divine et pourquoi Dieu nous demande d’agir comme un serviteur quelconque ? Avez-vous une réponse convaincante?

Voilà ma réponse : Appliquons notre intelligence et découvrons-nous la réponse. Je pense que, si Dieu nous demande de faire quelle que chose, ce n’est pas pour le bien des autres, même pas pour Dieu, mais pour nous-mêmes. Dieu désire notre bonheur  et une fois que nous avons travaillé pour notre bonheur, et pour le bonheur de nos frères et sœurs, (que Dieu nous a demandé,), nous ne devons dire simplement que nous n’avons fait que notre devoir.  

 

«Nous n'avons fait que notre devoir»

Abbé Jaume AYMAR i Ragolta 
(Badalona, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile n'attire pas notre attention sur l'attitude du maître, mais sur celle des serviteurs. Jésus invite ses apôtres, en utilisant l'exemple de cette parabole à considérer l'attitude du service: le serviteur doit obéir et faire son devoir sans attendre récompense: «Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres?» (Lc 17,9). Nonobstant, cette leçon n'est pas la dernière à ce sujet. Jésus dira plus tard à ses disciples: «Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelés amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître» (Jn 15,15). Les amis ne font pas les comptes. Si les serviteurs doivent obéir et faire leur devoir, d'autant plus les disciples de Jésus, ses amis, nous devons accomplir la mission que Dieu nous a confiée tout en sachant que notre travail ne mérite aucune récompense car nous l'exécutons joyeusement car tout ce que nous sommes et ce que nous avons est un don de Dieu.

Pour le chrétien tout est un signe, pour celui qui aime tout est un don. Travailler pour le Royaume de Dieu est notre récompense, et c'est pour cela que nous ne devons pas dire «Nous sommes des serviteurs quelconques: nous n'avons fait que notre devoir» (Lc 17,19) avec tristesse et à contrecœur mais nous devons le dire avec la joie de celui qui a été appelé à transmettre l'Évangile.

Ces jours-ci nous devons nous souvenir également de la fête d'un grand saint, d'un grand ami de Jésus qui est très populaire en Catalogne, saint Martin de Tours, qui consacra sa vie au service de l'Évangile du Christ. Sulpio Severo écrivit à son sujet: «Homme aux vertus ineffables, qui n'a pas été vaincu par la peine et ne pourrait être vaincu par la mort: il n'a pas voulu se laisser pencher d'aucun coté, ne craignant pas de mourir et ne refusant pas de vivre… Cependant les yeux et les mains toujours tendus vers le ciel, l'âme invincible, il priait sans relâche». Dans la prière, dans le dialogue avec l'Ami, nous trouvons effectivement, le secret et la force de notre service.

 

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Publié le 12 Novembre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 17,1-6): 

Jésus disait à ses disciples: «Il est inévitable qu'il arrive des scandales qui entraînent au péché, mais malheureux celui par qui ils arrivent. Si on lui attachait au cou une meule de moulin et qu'on le précipite à la mer, ce serait mieux pour lui que d'entraîner au péché un seul de ces petits. 

»Tenez-vous sur vos gardes! Si ton frère a commis une faute contre toi, fais-lui de vifs reproches, et, s'il se repent, pardonne-lui. Même si sept fois par jour il commet une faute contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant: ‘Je me repens’, tu lui pardonneras». 

Les Apôtres dirent au Seigneur: «Augmente en nous la foi!». Le Seigneur répondit: «La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici: ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous obéirait».

«Si ton frère sept fois par jour il commet une faute contre toi (…), tu lui pardonneras»

Abbé Pedro-José YNARAJA i Díaz 
(El Montanyà, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle de trois sujets importants. En premier lieu, de notre attitude devant les enfants. Si, en autres occasions, on nous fait l'éloge de l'enfance, dans celle-ci on nous prévient du mal que l'on peut leur faire. 

Scandaliser ne se réduit pas à faire du tapage ou à étonner, comme on peut le penser quelques fois; le langage grec utilisé par l'évangéliste fut "skandalon", qui signifie un objet qui fait trébucher ou glisser, une pierre dans le chemin, ou une peau de banane, par exemple. Il faut avoir beaucoup de respect pour l'enfant et malheureux celui qui l'entraîne de quelque manière que ce soit au péché! (cf. Lc 17,1). Jésus lui annonce un châtiment terrible et le fait à l'aide d'une image très éloquente. On trouve encore en Terre Sainte des pierres de moulin anciennes (elles ressemblent aussi, en plus grand, aux colliers que se mettent au coup les traumatisés). Mettre une pierre à celui qui cause scandale et le tirer à l'eau constitue un terrible châtiment. Jésus utilise un langage presque d'humour noir. Pauvres de nous si nous faisons du mal aux enfants! Pauvres de nous si nous les initions au péché! Et il y a de nombreuses manières de leur faire du mal: mentir, ambitionner, triompher injustement, nous dédier à des occupations qui satisferont leur vanité…

En deuxième lieu, le pardon. Jésus nous demande que nous pardonnions autant de fois qu'il soit nécessaire, même plusieurs fois par jour, si l'autre est repenti, bien que cela nous brûle de douleur l'âme: Le thermomètre de la charité est la capacité de pardonner. «Si ton frère a commis une faute contre toi, fais-lui de vifs reproches, et, s'il se repent, pardonne-lui» (Lc 17,3). 

En troisième lieu, la foi: plus qu'une richesse de la raison (dans le sens purement humain), il s'agit d'un "état d'âme", fruit de l'expérience de Dieu, de pouvoir agir, en contant sur sa confiance. «La foi est le début de la vie authentique», dit saint Ignace d'Antioche. Qui agit avec foi réussit des choses étonnantes, ainsi le dit le Seigneur: «La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici: ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous obéirait» (Lc 17,6).

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Publié le 12 Novembre 2017

La vie est un cadeau que Dieu nous  offert, un cadeau avec pleine de liberté et d’ouverture, comme l’argile à la main d’un potier. Elle vient avec ses hauts et ses bas, conditionnée par la société, son environnement et par son histoire, y compris culturelle. Un homme sage cherche non seulement la source de cette vie, mais  aussi sa finalité. Puisque, tout ce qui se passe  d’entre ce commencement et la fin de la vie, confié à nos soins, il faut savoir discerner et choisir. Pour cela, Dieu partage avec nous son intelligence et sa sagesse.

La sagesse est dans la portée de tous ceux et celles qui la cherchent. Nous avons le choix ; agir sauvagement selon nos goûts personnels, ou agir sagement pour que nous puissions accomplir cette finalité de la vie.  Dieu veut que l’homme soit heureux et libre, comme Lui. Un homme heureux fait déjà la gloire divine. Ne nous nous confondons pas un enivré avec un homme libre et joyeux.

Dieu est cette sagesse et le Christ est sa gloire. La première lecture nous dit que cette sagesse est resplendissante et elle se laisse aisément contempler par ceux qui l’aiment. La parabole de dix filles nous démontre le fruit de cette sagesse. Même si cette sagesse restait invisible et elle s’est rendue visible lorsqu'on a entendu dire, ‘Voici l'époux! Sortez à sa rencontre!’ Le psaume nous aide non seulement à découvrir cette sagesse, mais aussi faire une relecture de notre vie intérieure, la vie spirituelle. Vivons-nous selon la volonté divine, guidé par cette sagesse ? Avons-nous le même désire de ce psalmiste ? ‘Dieu, je te cherche dès l’aube et mon âme a soif de toi, comme une terre aride, altérée et sans eau…………… ; ton amour vaut mieux que la vie…………….. ; toute ma vie je vais te bénir…………………… ; je crie de joie à l’ombre de tes ailes.

Nous vivons dans un monde qui s’accélère et qui cherche une réponse immédiate sans pouvoir reconnaitre la présence du mystère. L’huile d’amour et de pardonne sont malheureusement calculé jusqu’au point. Il faut y être généreux et en peu de plus. Dans cette parabole Jésus nous rappelle que nous ne pouvons pas tout maîtriser. Ni la naissance, ni la mort.

La cérémonie du baptême se termine avec un rite très beau, ‘gardez cette Lumière allumée’. La parabole de dix filles est une invitation à la noce et aussi une invitation à veiller. Soyons prêts à tout moment. La sagesse divine nous aide à comprendre ce mystère et elle nous apprend à faire confiance. La foi est nourrie dans cette espérance  de la résurrection et de la joie que Dieu désire pour son peuple. En ce dimanche l’Eglise nous invite à la rencontre de l’Epoux.  Sommes-nous prêts et prévoyants ?

 

 

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Publié le 11 Novembre 2017

My Sunday Homily

 

 

Life is a gift that God has given us, a gift full of freedom and openness, like the clay in the hand of a potter. It comes with its ups and downs, conditioned by society, its environment and its history, including cultural. This life dwells among men and a wise man seeks not only the source of this life, but also its purpose. In this search for the truth, the truth of life, he learns the importance of discernment, the present, especially the events in between this beginning of life in God and the end after the death. These events are given into our hands to choose and use. To better discern all that is happening between this beginning and the end of life, God shares with us his intelligence and his wisdom.

Wisdom is within the reach of all those who seek it. We have the choice; act savagely according to our personal tastes, or act wisely according to the divine will. God wants man to be happy. A happy man is already doing the divine glory. Do not be confused with a drunk with a happy man.

God is this wisdom and Christ is his glory. The first reading decodes the mystery of divine wisdom. "Wisdom is resplendent, it does not wither. She is easily contemplated by those who love her, she lets herself be found by those who seek her. The parable of ten girls shows us the fruit of this wisdom. She remained invisible and made herself visible when the bride arrived. The psalm helps us to discover this wisdom in us. It is one of the measures to judge our state of life. Do we live according to the divine will, guided by this wisdom? God, I seek you at dawn and my soul is thirsty for you, like an arid land, altered and without water ...............; your love is better than life ............... ..; all my life I will bless you ........................; I cry with joy in the shadow of your wings. Let's evaluate our life by applying this psalm. And we will know where we are actually.

We live in a world that seeks a clear answer and it refuses to recognize the presence of the mystery. The oil of love and forgiveness are unfortunately calculated to the point. You have to be generous and a little more. We calculate and would like to arrange everything. In this parable Jesus warns us. We cannot control everything. Neither birth nor death.

The baptism ceremony ends with a very beautiful rite, 'keep this light on'. The parable of ten girls is an invitation to the wedding and also an invitation to watch. Let's be ready anytime. Divine wisdom helps us to understand this mystery and teaches us to trust. Faith is nourished in this hope of the resurrection and the joy that God desires for His people. We do not know what time the Son of Man will come. "Watch, because you do not know the day or the hour" confirms the gospel of the day. On this last Sunday of the liturgical year, the Church invites us to this wedding of the Lord. Are we foresighted and have enough oil?

 

 

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Publié le 10 Novembre 2017

Gospel text

(Lc 16,9-15): 

Jesus said to his disciples, «And so I tell you: use filthy money to make friends for yourselves, so that when it fails, these people may welcome you into the eternal homes. Whoever can be trusted in little things can also be trusted in great ones; whoever is dishonest in slight matters will also be dishonest in greater ones. So if you have not been trustworthy in handling filthy money, who could entrust you with true wealth? And if you have not been trustworthy with things which are not really yours, who will give you the wealth which is your own? No servant can serve two masters. Either he does not like the one and is fond of the other, or he regards one highly and the other with contempt. You cannot give yourself both to God and to Money». 

The Pharisees, who loved money, heard all this and sneered at Jesus. He said to them, «You do your best to be considered righteous by people. But God knows the heart, and what rises high among humans is loathed by God».

 

The Application

 

Sometime in our poor spirituality we imagine that God is against anything material.  God created this world and found it good. The moment we put ourselves against these material goodness, we put ourselves against God.

What is important in our life is that we learn to put all these material elements in this world in use to build a just and beautiful society as God wishes, to build God’s Kingdom on this earth. God doesn’t wish that we multiply enemies in our society. He is simply asking us to use these material elements to have a good healthy and sincere relationship with our near and dear ones. The more we share, the more we will have friends. All that we have are to be shared, including our talents and intelligence, etc.

If there is a word that I insist in our human existence is faithfulness. Faithfull in everything that is entrusted to us. The more we become faithful to the word of God, faithful to our Christian vocation, the more we become just before God, the true children of GOD. Jesus is asking us that we should become servants of God than to the gifts that that God has given to us.

Daily Quote from the early church fathers: 

Jesus recommends the foresight, prudence, and ingenuity of the steward, by Augustine of Hippo, 354-430 A.D.

"Mammon is the Hebrew word for 'riches,' just as in Punic the word for 'profit' is mammon. What are we to do? What did the Lord command? 'Make yourselves friends with the mammon of iniquity, so that they too, when you begin to fail, may receive you into eternal shelters.' It is easy, of course, to understand that we must give alms and a helping hand to the needy, because Christ receives it in them... We can understand that we have to give alms and that we must not really pick and choose to whom we give them, because we are unable to sift through people's hearts. When you give alms to all different types of people, then you will reach a few who deserve them. You are hospitable, and you keep your house ready for strangers. Let in the unworthy, in case the worthy might be excluded. You cannot be a judge and sifter of hearts." (excerpt from Sermon 359A.11-12)

 

«Whoever can be trusted in little things can also be trusted in great ones»

Fr. Joaquim FORTUNY i Vizcarro 
(Cunit, Tarragona, Spain)

Today, Jesus speaks again with authority: He uses the «so I tell you», that has a particular force, as if dealing with a new doctrine. «God wants everyone to be saved and to come to keep knowledge of the truth» (cf. 1Tim 2:4). God wants us saints and today He points out necessary traits which will help us to reach holiness and have the “true goods”: faithfulness to small things, authenticity and never to forget God knows our hearts.

Faithfulness to small things falls within our reach. Our days are usually formed by what we call as “very normal things”: the same job, the same people, some pious practices, our family... And it is in these ordinary realities where we must fulfill ourselves as persons and grow in holiness. «Whoever can be trusted in little things can also be trusted in great ones; whoever is dishonest in slight matters will also be dishonest in greater ones» (Lk 16:10). We must do all things well, with upright intention and a sincere desire to please God, our Father; when we do if for love, it has a greater value and prepare us for the “true goods”. How well did St. Josemaria express it!: «Have you seen how that imposing building was built? One brick upon another. Thousands. But, one by one. And bags of cement, one by one. And blocks of stone, each of them insignificant compared with the massive whole. And beams of steel. And men working, the same hours, day after day... Have you seen how that imposing building was built?... By dint of little things!».

It can help us to have the right intention to carefully make, every evening, our examination of conscience without ever forgetting that God sees everything, even the most hidden thoughts, just as we learnt with our catechism, and that the important thing is to please always our Father God, whom we have to serve with love, bearing well in mind that «No servant can serve two masters. Either he does not like the one and is fond of the other, or he regards one highly and the other with contempt» (Lk 16:13).
Don't never forget: «Only God is God» (Benedict XVI).

 

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Publié le 10 Novembre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 16,9-15):

 «Eh bien moi, je vous le dis: Faites-vous des amis avec l'Argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande. Si vous n'avez pas été dignes de confiance avec l'Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable? Et si vous n'avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres: ou bien il détestera le premier, et aimera le second; ou bien il s'attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent». 

Les pharisiens, eux qui aimaient l'argent, entendaient tout cela, et ils ricanaient à son sujet. Il leur dit alors: «Vous êtes, vous, ceux qui se présentent comme des justes aux yeux des hommes, mais Dieu connaît vos coeurs, car ce qui est prestigieux chez les hommes est une chose abominable aux yeux de Dieu».

 

L’Application

 

S’il y a un mot que j’insiste, c’est ‘la fidélité’, la fidélité à la Parole de Dieu, fidélité à notre vocation chrétienne. Une bonne relation humaine sincère et fidèle ferra toujours du bien, non seulement à tous ceux et celles qui s’y engagent, mais aussi à tous ceux et celles qui les entourent.

«Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande»

Abbé Joaquim FORTUNY i Vizcarro 
(Cunit, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus parle de nouveau avec autorité: il use d'un «Je vous le dis» qui a une force particulière, celle d'une doctrine nouvelle. «Dieu veut que tous les hommes se sauvent et parviennent à la connaissance de la vérité» (cf. 1Tm 2,4). Dieu nous veut saints et nous montre aujourd'hui quelques points nécessaires pour atteindre la sainteté et être en possession du "vrai": la fidélité dans les petites choses, l'authenticité et le fait de ne pas perdre de vue que Dieu connaît nos cœurs.

La fidélité dans les petites choses est à notre portée. Nos journées sont réglées selon ce que nous appelons "la normalité": le même travail, les mêmes personnes, des pratiques de piété, la même famille… C'est dans ces réalités ordinaires que nous devons nous réaliser comme personnes et croître en sainteté. «Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande» (Lc 16,10). Il faut tout bien faire, avec une intention droite, avec le désir de plaire à Dieu notre Père; faire les choses par amour a une grande valeur et nous prépare à recevoir "le vrai". Comme saint Josémaria l'exprimait bien! «As-tu vu comment ils ont construit cet édifice imposant? -Une brique, puis l'autre. Des milliers. Mais une à une. -Et des sacs de ciment, un par un. Et des pierres de taille: peu, par rapport à l'ensemble. -Et des morceaux de fer. -Et de ouvriers qui travaillent, jour après jour, le même nombre d'heures… As-tu vu comment ils ont construit cet édifice imposant? -À force de petites choses!».

Un bon examen de conscience chaque soir nous aidera à vivre avec droiture d'intention et à ne perdre jamais oublier que Dieu voit tout, même les pensées les plus cachées, ainsi que nous l'apprenons dans le catéchisme, et que l'important est de plaire en tout à Dieu, notre Père, que nous devons servir par amour, en tenant compte de ce que «aucun domestique ne peut servir deux maîtres: ou bien il détestera le premier, et aimera le second; ou bien il s'attachera au premier, et méprisera le second» (Lc 16,13). Ne jamais oublier: «Dieu seul est Dieu» (Benoît XVI).

 

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Publié le 9 Novembre 2017

Gospel text

 (Lc 16,1-8): 

At another time Jesus told his disciples, «There was a rich man whose steward was reported to him for fraudulent service. He summoned the steward and asked him: ‘What is this I hear about you? I want you to render an account of your service for it is about to be terminated’. The steward thought to himself: ‘What am I to do now? My master will surely dismiss me. I am not strong enough to do hard work, and I am ashamed to beg. I know what I will do: I must make sure that when I am dismissed, there will be some people to welcome me into their house’.

»So he called his master's debtors one by one. He asked the first who came: ‘How much do you owe my master?’. The reply was: ‘A hundred jars of oil’. The steward said: ‘Here is your bill. Sit down quickly and write there fifty’. To the second he put the same question: ‘How much do you owe?’. The answer was: ‘A thousand measures of wheat’. Then he said: ‘Take your bill and write eight hundred’. 

»The master commended the dishonest steward for his astuteness. For the people of this world are more astute in dealing with their own kind than are the people of light».

 

The Application

 

Jesus is giving us an anti-model or anti-dote and asking to each and every one of us to act like the children of Light. The difference is very simple. In relationship the children of light act in the same way, independent of the outer world. They won’t allow themselves to be dominated or manipulated by the worldly values (I don’t mean that the worldly values are bad), rather follow strictly the evangelical values and will always faithful to their Christian vocation: ‘love one another, just I have loved you.’

In this world, many at times the acts and words are well calculated. If you do this, I will respond to you this way. Thus the act is a reaction to an act of others.  It is preciously because many of the sincere and good relationship breaks. Everything is conditioned. Sadly everyone suffer. If our words and acts are according to the divine will, we will be just and pure before God. Sadly, many of our needs are according to own personal interest and purely by our discernment of good and bad, right and wrong. Shall we be the children of the Light and be different from the children of this world?

 

Daily Quote from the early church fathers: 

Jesus recommends the foresight, prudence, and ingenuity of the steward, by Augustine of Hippo, 354-430 A.D.

"Why did the Lord Jesus Christ present this parable to us? He surely did not approve of that cheat of a servant who cheated his master, stole from him and did not make it up from his own pocket. On top of that, he also did some extra pilfering. He caused his master further loss, in order to prepare a little nest of quiet and security for himself after he lost his job. Why did the Lord set this before us? It is not because that servant cheated but because he exercised foresight for the future. When even a cheat is praised for his ingenuity, Christians who make no such provision blush. I mean, this is what he added, 'Behold, the children of this age are more prudent than the children of light.' They perpetrate frauds in order to secure their future. In what life, after all, did that steward insure himself like that? What one was he going to quit when he bowed to his master's decision? He was insuring himself for a life that was going to end. Would you not insure yourself for eternal life?" (excerpt from 359A.10.)

 

«The people of this world are more astute in dealing with their own kind than are the people of light»

Mons. Salvador CRISTAU i Coll Auxiliar Bishop of Terrassa (Barcelona) 
(Barcelona, Spain)

Today, the Gospel proposes a question, which, at first sight, is rather extraordinary. St. Luke's text, indeed, says: «And the master commended the dishonest steward for his astuteness» (Lk 16:8).

It goes without saying we are not being told here to be deceitful in our relationship amongst ourselves, much less, with our Lord. It is not therefore a praise to which would simply be a dishonest steward. What Jesus actually manifests in this example is a grievance for the shrewdness in dealing with the matters of this world and the lack of true wit of the sons of light in building God's Kingdom: «The people of this world are more astute in dealing with their own kind than are the people of light» (Lk 16:8).

All this, proves —once again!— that men's hearts still have the same limits and miseries they have ever had. We, now, may speak of traffic of influence, corruption, unjustified wealth, counterfeiting documents... More or less, just as in Jesus' days.

But this poses a double question: Do we actually believe we can deceive God with our appearance, while pretending to be good Christians? And, when speaking of shrewdness, we should also speak of personal interest. Are we really interested in God's Kingdom and in his justice? Is it the mediocrity of our response as sons of light so frequent? Jesus also said «For where your treasure is, there your heart will also be» (Mt 6:21).

Which is for us our life's treasure? We should rather examine our desires so that we may find out where do we keep our treasure... St. Augustine tells us: «Your continuous yearning is your continuous voice. If you stop loving, your yearning will be silent».

Maybe today, before our Lord, we have to ponder which our guile, as sons of light, should be, that is, the sincerity of our relationship with God and our brothers. «Life is truly always a choice: between honesty and dishonesty, between fidelity and infidelity, between good and evil (…). Ultimately, Jesus says, it is necessary to make a fundamental decision» (Benedict XVI).

 

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Publié le 9 Novembre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 16,1-8): 

Jésus disait encore à ses disciples: «Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé parce qu'il gaspillait ses biens. Il le convoqua et lui dit: ‘Qu'est-ce que j'entends dire de toi? Rends-moi les comptes de ta gestion, car désormais tu ne pourras plus gérer mes affaires’. Le gérant pensa: ‘Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance? Travailler la terre? Je n'ai pas la force. Mendier? J'aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois renvoyé de ma gérance, je trouve des gens pour m'accueillir’. 

»Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier: ‘Combien dois-tu à mon maître?’. ‘Cent barils d'huile’. Le gérant lui dit: ‘Voici ton reçu; vite, assieds-toi et écris cinquante’. Puis il demanda à un autre: ‘Et toi, combien dois-tu?’. ‘Cent sacs de blé’. Le gérant lui dit: ‘Voici ton reçu, écris quatre-vingts’. 

»Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge: effectivement, il s'était montré habile, car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière».

 

L’Application

Cette habilité a reçu une élonge de la part du Maître. Tout est bien calculé et arrangé. Certainement ce n’est pas le modèle que Jésus nous propose. Jésus nous invite à vivre notre vie selon son commandement, et à être fidèle à la volonté de son Père. Cette fidélité nous rendra plus forts et plus humbles. Nous ne serons plus besoin de calculer ou arranger. Devant Dieu ne serons juste et bon, les enfant de la Lumière.

«Les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière»

Mgr. Salvador CRISTAU i Coll Evêque Auxiliare de Terrassa (Barcelona) 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile soulève à première vue une question surprenante. En effet, le texte de Saint Luc nous dit: «Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge: effectivement, il s'était montré habile» (Lc 16,8).

Effectivement, on n'est pas en train de nous dire d'agir de manière injuste dans nos relations, et encore moins envers le Seigneur. Il ne s'agit pas, d'un éloge de la tricherie commise par l'administrateur. Ce que Jésus exprime par cet exemple est une plainte sur l'habilité que nous mettons à solutionner les problèmes du monde et le manque d'ingéniosité de la part des fils de la lumière dans la construction du Royaume des cieux: «les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière» (Lc 16,8).

Tout cela nous démontre —une fois de plus— que le cœur de l'homme continue à avoir les mêmes limites et pauvretés de toujours. Nous entendons à l'heure actuelle parler de trafic d'influences, de corruption, d'enrichissements illicites, de falsification des documents… plus ou moins comme à l'époque de Jésus.

Mais la question qui se pose est à double tranchant: est-ce que nous pensons que nous pouvons tromper Dieu avec nos apparences, et notre médiocrité chrétienne? Et en parlant d'astuce, nous devrions aussi parler d'intérêt. Sommes-nous vraiment intéressés par le Royaume des Cieux et sa justice? Est-ce qu'en tant que Fils de la lumière nous faisons souvent de la médiocrité notre réponse? Jésus a dit également que là où il y a notre trésor sera aussi notre cœur (cf. Mt 6,21). Quel est le trésor de notre vie? Nous devons bien examiner nos aspirations pour savoir où se trouve notre trésor… Saint Augustin nous dit: «Ton désir continu est ta voix continue. Si tu cesses d'aimer ta voix se taira, ton désir se taira».

Peut-être qu'aujourd'hui devant le Seigneur, nous devrons nous demander quelle sera notre astuce en tant que Fils de la Lumière, c'est à dire notre sincérité dans nos relations avec Dieu et nos frères. «La vie est en vérité toujours un choix: entre honnêteté et malhonnêteté, entre fidélité et infidélité, entre bien et mal. En définitive, dit Jésus, il faut se décider» (Benoît XVI).

 

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Publié le 8 Novembre 2017

Texte de l'Évangile (Jn 2,13-22): 

Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de boeufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs boeufs; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes: «Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic». Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture: «L'amour de ta maison fera mon tourment».

Les Juifs l'interpellèrent: «Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là?». Jésus leur répondit: «Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai». Les Juifs lui répliquèrent: «Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais!». Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps. Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cel; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

«Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai»

Abbé Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, en cette fête universelle de l'Église, souvenons-nous que, bien que Dieu ne puisse être contenu dans les murs d'aucun édifice du monde, depuis des temps très anciens l'être humain a éprouvé le besoin de réserver des espaces qui favorisent la rencontre personnelle et communautaire avec Dieu. Au début du christianisme, les lieux de rencontre avec Dieu étaient les maisons particulières, où les communautés se réunissaient pour la prière et la fraction du pain. La communauté réunie était -comme aujourd'hui- le temple saint de Dieu. Au fil du temps, les communautés construisirent des édifices dédiés aux réunions liturgiques, à la prédication de la Parole et à la prière. Et c'est ainsi que dans le christianisme, avec le passage de la persécution à la liberté religieuse dans l'Empire romain, apparurent les grandes basiliques, dont Saint-Jean du Latran, cathédrale de Rome.

Saint-Jean du Latran est le symbole de l'unité de toutes les Églises du monde avec l'Église de Rome. Voilà pourquoi cette basilique arbore le titre d'Église principale et de mère de toutes les Églises. Son importance est même supérieure à la basilique de Saint-Pierre du Vatican, car en réalité celle-ci n'est pas une cathédrale, mais un sanctuaire édifié sur la tombe de saint Pierre et le lieu de résidence actuelle du Pape qui, en tant qu'Évêque de Rome, a sa cathédrale dans la basilique du Latran.

Mais nous ne devons pas perdre de vue que le lieu véritable de la rencontre de l'homme avec Dieu, le temple authentique, c'est Jésus-Christ. Aussi a-t-il pleine autorité pour purifier la maison de son Père et prononcer ces paroles: «Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai» (Jn 2,19). Grâce au don de sa vie pour nous, Jésus-Christ a fait des croyants un temple de Dieu vivant. C'est pourquoi le message chrétien nous rappelle que toute personne est sacrée, qu'elle est habitée par Dieu, et que nous ne pouvons la profaner en l'utilisant comme un moyen.

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