Publié le 15 Novembre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 17,20-25): 

 

Comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il leur répondit: «Le règne de Dieu ne vient pas d'une manière visible. On ne dira pas: ‘Le voilà, il est ici!’, ou bien: ‘Il est là!’. En effet, voilà que le règne de Dieu est au milieu de vous». 

Et il dit aux disciples: «Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l'homme, et vous ne le verrez pas. On vous dira: ‘Le voilà, il est ici! il est là!’. N'y allez pas, n'y courez pas. En effet, comme l'éclair qui jaillit illumine l'horizon d'un bout à l'autre, ainsi le Fils de l'homme, quand son Jour sera là. Mais auparavant, il faut qu'il souffre beaucoup et qu'il soit rejeté par cette génération».

 

L’Application

 

Pourquoi perdre nos temps précieux en nous souciant sur le Royaume de Dieu ? Jésus nous l’a déjà confirmé qu’il est au milieu de nous. Très souvent nous imaginons et comparons le Royaume de Dieu avec la royauté sur la terre. C’est un mystère et Dieu nous le révélera au temps voulu. Soyons simplement prêts à tout moment. Vivons au présent en appliquant la sagesse divine en utilisant notre intelligence que Dieu a déjà placé en nous dès le commencement de la création qui partage avec la sagesse divine.

 

 

«Voilà que le règne de Dieu est au milieu de vous»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, les pharisiens demandent à Jésus une chose qui a toujours suscité l'intérêt, la curiosité et la peur...: Quand viendra le Royaume de Dieu? Quand arrivera le jour définitif, la fin du monde, le retour du Christ pour juger les vivants et les morts lors du jugement dernier?

Jésus leur répond que cela est imprévisible. La seule chose dont nous soyons sûrs est qu'il viendra subitement, sans prévenir: il sera comme «l'éclair qui jaillit» (Lc 17,24), un événement soudain et, en même temps, plein de lumière et de gloire. Quant aux circonstances, la seconde venue de Jésus demeure enveloppée de mystère. Mais Jésus nous fournit une piste authentique et sûre: dès à présent, «le règne de Dieu est au milieu de vous» (Lc 17,21). Ou bien: «à l'intérieur de vous».

Le grand événement du dernier jour sera un fait universel, mais il advient aussi dans le petit microcosme de chaque jour. C'est là que l'on doit aller à la recherche du Royaume. C'est dans notre intérieur que se trouve le Ciel, où nous devons rencontrer Jésus. 

Ce Royaume, qui commencera à l’improviste "hors de nous", peut commencer dès maintenant "en nous". Le dernier jour prend dès à présent forme à l'intérieur de chacun de nous. Si nous voulons entrer dans le Royaume le jour final, nous devons laisser entrer maintenant le Royaume à l'intérieur de nous. Si nous voulons qu'à cet instant définitif Jésus soit notre juge miséricordieux, laissons-Le être maintenant notre ami et notre hôte intérieur.

Saint Bernard, dans un sermon de l'Avent, parle de trois venues de Jésus. La première, quand Il s'est fait homme; la dernière, quand Il viendra comme juge. Mais il y a une venue intermédiaire, qui a lieu dans le cœur de chacun. C'est là que se réalisent, au niveau personnel et de l'expérience, la première et la dernière venues. La sentence que Jésus prononcera au jour du Jugement sera celle qui résonne maintenant dans notre cœur. Ce qui n'est pas encore arrivé est dès aujourd'hui une réalité.

 

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Publié le 14 Novembre 2017

Gospel text

(Lc 17,11-19): 

On the way to Jerusalem, Jesus was passing along the border between Samaria and Galilee, and as He entered a village, ten lepers came to meet him. Keeping their distance, they called to him, «Jesus, Master, have pity on us!». Then Jesus said to them, «Go and show yourselves to the priests». Now, as they went their way, they found they were cured. 

One of them, as soon as he saw he was cleansed, turned back praising God in a loud voice, and throwing himself on his face before Jesus, he gave him thanks. This man was a Samaritan. «Was no one found to return and give praise to God but this alien?». And Jesus said to him, «Stand up and go your way; your faith has saved you».

 

The Application

 

We need the humility to surrender before God and have the courage to say, ‘have pity on us.’ If we look deep into this story, we have the send aspect of the faith, listening and putting into practice all that the Lord says to us. They found themselves healed on the way. It is in accomplishing the world of God that we will realise how much the Lord is with us and accompanying us.

Jesus says, “Stand up and go your way; your faith has saved you.” There are two messages in this statement. The first is the importance of Faith to be healed and saved. The second part is more important for those who have the faith, mission. He is sent as the true witness of divine healing. All of us are called to be such life witnessing disciple of Christ. For this, we should feel being called, healed, or purified and sent by the Lord.

The third and the most important part of this gospel is, they were send first and healed second. Let us start to announce the Good News in humility and obedience, and on the process, the Lord will heal us and purify us, strangely, we will discover it later.

 

Daily Quote from the early church fathers

Cleansing of the ten lepers, by Cyril of Alexandria (376-444 AD)

"Why did [Jesus] not say, 'I will, be cleansed,' as he did in the case of another leper (Luke 5:13), instead of commanding them to show themselves to the priests? It was because the law gave directions to this effect to those who were delivered from leprosy (Leviticus 14:2). It commanded them to show themselves to the priests and to offer a sacrifice for their cleansing. He commanded them to go as being already healed so that they might bear witness to the priests, the rulers of the Jews and always envious of his glory. They testified that wonderfully and beyond their hope, they had been delivered from their misfortune by Christ's willing that they should be healed. He did not heal them first but sent them to the priests, because the priests knew the marks of leprosy and of its healing." (excerpt from COMMENTARY ON LUKE, HOMILIES 113-16)

 

«Throwing himself on his face before Jesus, he gave him thanks»

Fr. Conrad J. MARTÍ i Martí OFM 
(Valldoreix, Barcelona, Spain)

Today, Jesus passes by close to us so that we can actually relive the above mentioned passage in the shape of so many people relegated to an outer edge by our society, and who look at us Christians as their only possibility to find Jesus' love and goodness. In the days of the Lord, lepers were totally marginalized. In fact, those ten lepers met Jesus «as He entered a village» (Lk 17:12), as they were not allowed in the villages, nor could they get any close to people («keeping their distance, they called to him»).

With some imagination, each one of us can reproduce the image of those outcasts in our own society, who also have names and surnames, like we do: immigrants, drug addicts, wrongdoers, AIDS victims, unemployed, destitute... Jesus wants to heal them, to remedy their suffering, to solve their problems; and He expects our unselfish, free, efficient collaboration... for love.

We can also assume Jesus' lesson for us. For we are sinners and in need of forgiveness, we are beggars who depend totally on him. Would we be able to say like the leper «Jesus, Master, have pity on me!» (cf. Lk 17:13)? Do we know how to turn to Jesus with a profound and confident prayer?

Do we imitate the cleansed leper that goes back to Jesus thanking him out loud? In fact, only «one of them, as soon as he saw he was cleansed, turned back praising God in a loud voice» (Lk 17:15). Jesus finds the other nine missing: «Were not all ten cleansed? Where are the other nine?» (Lk 17:17). St. Augustine gave the following sentence: «‘Thanks God!’: nothing shorter can be said (...) or made more efficiently than with these words». Accordingly, how do we thank God for the great gift of our life, and that of our family; for the grace of the faith, the Holy Eucharist, the forgiveness of sins...? Is it not true that quite often we do not thank him for the Eucharist, even though we may be frequently participating of it?
The Eucharist is, no doubt, our best daily experience.

 

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Publié le 14 Novembre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 17,11-19): 

Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s'arrêtèrent à distance et lui crièrent: «Jésus, maître, prends pitié de nous». En les voyant, Jésus leur dit: «Allez vous montrer aux prêtres». En cours de route, ils furent purifiés. 

L'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c'était un Samaritain. Alors Jésus demanda: «Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés? Et les neuf autres, où sont-ils? On ne les a pas vus revenir pour rendre gloire à Dieu; il n'y a que cet étranger!». Jésus lui dit: «Relève-toi et va : ta foi t'a sauvé».

 

L’Application

 

Je vous invite à prier avec les dix lépreux, « Jésus, maître, prends pitié de nous. » Cette prière nous aide à reconnaitre non seulement notre petitesse, mais aussi la bonté du Seigneur. Il est là pour nous guérir et nous purifier.

« Ta foi t’a sauvé » est une parole d’espérance, car notre foi peut nous sauver. C’est cette foi nous demande de reconnaitre l’œuvre divin dans notre vie. La foi est une voix intérieure qui crie vers Dieu. Sans cette foi nous ne pouvons jamais rendre grâce au Seigneur.

Tout est possible, si nous nous mettons en pratique tout ce que Dieu nous demande de faire. En faisant route vers Jérusalem, ils se trouvaient purifiés. Si nous n’écoutons pas le Seigneur, si nous nous ne mettons pas positivement à l’accomplissement de la Parole de Dieu, nous ne pouvons jamais profiter la providence divine.

«Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce»

Abbé Conrad J. MARTÍ i Martí OFM 
(Valldoreix, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus passe à coté de nous pour nous faire vivre la scène décrite plus haut d'une façon plus réaliste, en la personne d'un individu marginalisé, comme il en existe tellement dans nos sociétés, qui cherchent les chrétiens afin de trouver chez eux la bonté et amour de Jésus. A l'époque les lépreux faisaient partie de la classe marginalisée. En effet, les dix lépreux ont accouru à la rencontre de Jésus aux portes de la ville (cf. Lc 17,12) car ils ne pouvaient pas rentrer dans les villes et ne pouvaient s'approcher des gens non plus («ils s'arrêtèrent à distance»).

Avec un peu d'imagination, chacun d'entre nous peut reproduire l'image des marginalisés de notre société qui portent des étiquettes comme nous tous: immigrants, drogués, délinquants, malades du Sida, pauvres… Jésus veut les réhabiliter, guérir leurs souffrances, résoudre leurs problèmes, et Il demande notre coopération de manière gratuite, désintéressée, efficace… par amour.

De plus, la leçon de Jésus se fait plus présente pour chacun d'entre nous. Nous sommes pécheurs et nous avons besoin du pardon, nous sommes des pauvres qui attendent tout de Lui. Serions-nous capables de dire comme les lépreux «Jésus, maître, prends pitié de nous» (cf. Lc 17,13)? Savons-nous avoir recours à Jésus dans une prière profonde et confiante?

Imitons-nous le lépreux qui est guéri et qui revient pour dire merci? En effet, il n'y en a qu'un seul «l'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix» (Lc 17,15). Jésus plaint les neufs autres: «Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés? Et les neuf autres, où sont-ils?» (Lc 17,17). Saint Augustin nous laisse le commentaire suivant: «‘Grâce à Dieu’: il n'y a rien qu'on puisse dire d'une manière aussi brève (…) ni faire de plus utile que ces mots». Pourtant, comment rendons-nous grâce à Jésus pour le don de la vie, la nôtre et celle de nos proches; la grâce de la foi; la Sainte Eucharistie; le pardon de nos péchés…? Ne nous arrive-t-il pas parfois de ne pas rendre grâce pour l'Eucharistie, même si nous la prenons régulièrement? Nous ne devons pas en douter, l'Eucharistie est la meilleure expérience de notre vie de tous les jours.

 

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Publié le 13 Novembre 2017

Gospel text

(Lc 17,7-10): 

Jesus said to his disciple, «Who among you would say to your servant coming in from the fields after plowing or tending sheep: ‘Come at once and sit down at table?’. No, you tell him: ‘Prepare my dinner. Put on your apron and wait on me while I eat and drink; you can eat and drink afterwards’. Do you thank this servant for doing what you commanded? So for you. When you have done all that you have been told to do, you must say: ‘We are no more than servants; we have only done our duty’».

 

The Application

 

Though the demand seems to be little over exaggerated, there is a wisdom behind this exigence. Since God desires our goodness and happiness, and if He asks us to work for it, then the goodness itself is offered. What else can be asked more, when God gives Himself to us?

It is here that God’s wisdom is shared with us. Just like God, who works without any expectations from our part, He wishes that we too be like Him. It is an invitation to the fullness of the holiness. Be perfect as the heavenly Father is perfect.

God is calling each and every one of us to participate in His goodness. Just like the sun which shines on every one, good and bad, we are called to act beyond any conditions, doing good, just like God. Be God to others.  

«We have only done our duty»

Fr. Jaume AYMAR i Ragolta 
(Badalona, Barcelona, Spain)

Today, the Gospel message is not based on the master's attitude, but on the servant's. Jesus, with a parable, invites his apostles to consider the stance of service: the servant should fulfill his duties without expecting any reward: «Do you thank this servant for doing what you commanded?» (Lk 17:9). However, this is not the Master's last lesson on service. Later on, Jesus will tell his disciples: «I no longer call you slaves, because a slave does not know what his master is doing. I have called you friends, because I have told you everything I have heard from my Father» (Jn 15:15). Friends do not have to render accounts to each other. If servants are to fulfill their duties, we, his apostles, who are Jesus' friends, must, even more so, accomplish the mission God has entrusted us with, while realizing our work does not deserve any recompense, for we make it joyously and, because whatever we have, whatever we are, is a gift we have received from God. 

For those who believe, everything is a sign, for those who love, everything is a gift. Working for God's Kingdom is already a great reward; hence, the expression «We are no more than servants; we have only done our duty» (Lk 17:10) should not be interpreted with dejection or sadness, but with the joy of he who knows that has been called to spread the knowledge of the Gospel.

These days we also keep in mind the feast of a great saint, a great friend of Jesus, and very popular in the territory of Catalonia, St. Martin of Tours, who devoted all his life to the service of the Gospel of Christ. Sulpicius Severus writes of him: «Extraordinary man, whom neither toil and suffering, nor the fact of death could bend his resolve; he did not lean toward either side, he was not afraid of dying, but he did not refuse to live! Eyes and hands towards Heaven, his undefeated spirit kept on praying». In our prayers, in our dialogue with our Friend, that is where the secret and the strength of our service lie.

 

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Publié le 13 Novembre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 17,7-10):

 «Lequel d'entre vous, quand son serviteur vient de labourer ou de garder les bêtes, lui dira à son retour des champs: ‘Viens vite à table’? Ne lui dira-t-il pas plutôt: ‘Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et que je boive. Ensuite tu pourras manger et boire à ton tour’. Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres? De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous: ‘Nous sommes des serviteurs quelconques: nous n'avons fait que notre devoir’».

 

L’Application

 

Comment pouvons-nous comprendre la sagesse divine et pourquoi Dieu nous demande d’agir comme un serviteur quelconque ? Avez-vous une réponse convaincante?

Voilà ma réponse : Appliquons notre intelligence et découvrons-nous la réponse. Je pense que, si Dieu nous demande de faire quelle que chose, ce n’est pas pour le bien des autres, même pas pour Dieu, mais pour nous-mêmes. Dieu désire notre bonheur  et une fois que nous avons travaillé pour notre bonheur, et pour le bonheur de nos frères et sœurs, (que Dieu nous a demandé,), nous ne devons dire simplement que nous n’avons fait que notre devoir.  

 

«Nous n'avons fait que notre devoir»

Abbé Jaume AYMAR i Ragolta 
(Badalona, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile n'attire pas notre attention sur l'attitude du maître, mais sur celle des serviteurs. Jésus invite ses apôtres, en utilisant l'exemple de cette parabole à considérer l'attitude du service: le serviteur doit obéir et faire son devoir sans attendre récompense: «Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres?» (Lc 17,9). Nonobstant, cette leçon n'est pas la dernière à ce sujet. Jésus dira plus tard à ses disciples: «Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelés amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître» (Jn 15,15). Les amis ne font pas les comptes. Si les serviteurs doivent obéir et faire leur devoir, d'autant plus les disciples de Jésus, ses amis, nous devons accomplir la mission que Dieu nous a confiée tout en sachant que notre travail ne mérite aucune récompense car nous l'exécutons joyeusement car tout ce que nous sommes et ce que nous avons est un don de Dieu.

Pour le chrétien tout est un signe, pour celui qui aime tout est un don. Travailler pour le Royaume de Dieu est notre récompense, et c'est pour cela que nous ne devons pas dire «Nous sommes des serviteurs quelconques: nous n'avons fait que notre devoir» (Lc 17,19) avec tristesse et à contrecœur mais nous devons le dire avec la joie de celui qui a été appelé à transmettre l'Évangile.

Ces jours-ci nous devons nous souvenir également de la fête d'un grand saint, d'un grand ami de Jésus qui est très populaire en Catalogne, saint Martin de Tours, qui consacra sa vie au service de l'Évangile du Christ. Sulpio Severo écrivit à son sujet: «Homme aux vertus ineffables, qui n'a pas été vaincu par la peine et ne pourrait être vaincu par la mort: il n'a pas voulu se laisser pencher d'aucun coté, ne craignant pas de mourir et ne refusant pas de vivre… Cependant les yeux et les mains toujours tendus vers le ciel, l'âme invincible, il priait sans relâche». Dans la prière, dans le dialogue avec l'Ami, nous trouvons effectivement, le secret et la force de notre service.

 

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Publié le 12 Novembre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 17,1-6): 

Jésus disait à ses disciples: «Il est inévitable qu'il arrive des scandales qui entraînent au péché, mais malheureux celui par qui ils arrivent. Si on lui attachait au cou une meule de moulin et qu'on le précipite à la mer, ce serait mieux pour lui que d'entraîner au péché un seul de ces petits. 

»Tenez-vous sur vos gardes! Si ton frère a commis une faute contre toi, fais-lui de vifs reproches, et, s'il se repent, pardonne-lui. Même si sept fois par jour il commet une faute contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant: ‘Je me repens’, tu lui pardonneras». 

Les Apôtres dirent au Seigneur: «Augmente en nous la foi!». Le Seigneur répondit: «La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici: ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous obéirait».

«Si ton frère sept fois par jour il commet une faute contre toi (…), tu lui pardonneras»

Abbé Pedro-José YNARAJA i Díaz 
(El Montanyà, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle de trois sujets importants. En premier lieu, de notre attitude devant les enfants. Si, en autres occasions, on nous fait l'éloge de l'enfance, dans celle-ci on nous prévient du mal que l'on peut leur faire. 

Scandaliser ne se réduit pas à faire du tapage ou à étonner, comme on peut le penser quelques fois; le langage grec utilisé par l'évangéliste fut "skandalon", qui signifie un objet qui fait trébucher ou glisser, une pierre dans le chemin, ou une peau de banane, par exemple. Il faut avoir beaucoup de respect pour l'enfant et malheureux celui qui l'entraîne de quelque manière que ce soit au péché! (cf. Lc 17,1). Jésus lui annonce un châtiment terrible et le fait à l'aide d'une image très éloquente. On trouve encore en Terre Sainte des pierres de moulin anciennes (elles ressemblent aussi, en plus grand, aux colliers que se mettent au coup les traumatisés). Mettre une pierre à celui qui cause scandale et le tirer à l'eau constitue un terrible châtiment. Jésus utilise un langage presque d'humour noir. Pauvres de nous si nous faisons du mal aux enfants! Pauvres de nous si nous les initions au péché! Et il y a de nombreuses manières de leur faire du mal: mentir, ambitionner, triompher injustement, nous dédier à des occupations qui satisferont leur vanité…

En deuxième lieu, le pardon. Jésus nous demande que nous pardonnions autant de fois qu'il soit nécessaire, même plusieurs fois par jour, si l'autre est repenti, bien que cela nous brûle de douleur l'âme: Le thermomètre de la charité est la capacité de pardonner. «Si ton frère a commis une faute contre toi, fais-lui de vifs reproches, et, s'il se repent, pardonne-lui» (Lc 17,3). 

En troisième lieu, la foi: plus qu'une richesse de la raison (dans le sens purement humain), il s'agit d'un "état d'âme", fruit de l'expérience de Dieu, de pouvoir agir, en contant sur sa confiance. «La foi est le début de la vie authentique», dit saint Ignace d'Antioche. Qui agit avec foi réussit des choses étonnantes, ainsi le dit le Seigneur: «La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici: ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous obéirait» (Lc 17,6).

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Publié le 12 Novembre 2017

La vie est un cadeau que Dieu nous  offert, un cadeau avec pleine de liberté et d’ouverture, comme l’argile à la main d’un potier. Elle vient avec ses hauts et ses bas, conditionnée par la société, son environnement et par son histoire, y compris culturelle. Un homme sage cherche non seulement la source de cette vie, mais  aussi sa finalité. Puisque, tout ce qui se passe  d’entre ce commencement et la fin de la vie, confié à nos soins, il faut savoir discerner et choisir. Pour cela, Dieu partage avec nous son intelligence et sa sagesse.

La sagesse est dans la portée de tous ceux et celles qui la cherchent. Nous avons le choix ; agir sauvagement selon nos goûts personnels, ou agir sagement pour que nous puissions accomplir cette finalité de la vie.  Dieu veut que l’homme soit heureux et libre, comme Lui. Un homme heureux fait déjà la gloire divine. Ne nous nous confondons pas un enivré avec un homme libre et joyeux.

Dieu est cette sagesse et le Christ est sa gloire. La première lecture nous dit que cette sagesse est resplendissante et elle se laisse aisément contempler par ceux qui l’aiment. La parabole de dix filles nous démontre le fruit de cette sagesse. Même si cette sagesse restait invisible et elle s’est rendue visible lorsqu'on a entendu dire, ‘Voici l'époux! Sortez à sa rencontre!’ Le psaume nous aide non seulement à découvrir cette sagesse, mais aussi faire une relecture de notre vie intérieure, la vie spirituelle. Vivons-nous selon la volonté divine, guidé par cette sagesse ? Avons-nous le même désire de ce psalmiste ? ‘Dieu, je te cherche dès l’aube et mon âme a soif de toi, comme une terre aride, altérée et sans eau…………… ; ton amour vaut mieux que la vie…………….. ; toute ma vie je vais te bénir…………………… ; je crie de joie à l’ombre de tes ailes.

Nous vivons dans un monde qui s’accélère et qui cherche une réponse immédiate sans pouvoir reconnaitre la présence du mystère. L’huile d’amour et de pardonne sont malheureusement calculé jusqu’au point. Il faut y être généreux et en peu de plus. Dans cette parabole Jésus nous rappelle que nous ne pouvons pas tout maîtriser. Ni la naissance, ni la mort.

La cérémonie du baptême se termine avec un rite très beau, ‘gardez cette Lumière allumée’. La parabole de dix filles est une invitation à la noce et aussi une invitation à veiller. Soyons prêts à tout moment. La sagesse divine nous aide à comprendre ce mystère et elle nous apprend à faire confiance. La foi est nourrie dans cette espérance  de la résurrection et de la joie que Dieu désire pour son peuple. En ce dimanche l’Eglise nous invite à la rencontre de l’Epoux.  Sommes-nous prêts et prévoyants ?

 

 

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Publié le 11 Novembre 2017

My Sunday Homily

 

 

Life is a gift that God has given us, a gift full of freedom and openness, like the clay in the hand of a potter. It comes with its ups and downs, conditioned by society, its environment and its history, including cultural. This life dwells among men and a wise man seeks not only the source of this life, but also its purpose. In this search for the truth, the truth of life, he learns the importance of discernment, the present, especially the events in between this beginning of life in God and the end after the death. These events are given into our hands to choose and use. To better discern all that is happening between this beginning and the end of life, God shares with us his intelligence and his wisdom.

Wisdom is within the reach of all those who seek it. We have the choice; act savagely according to our personal tastes, or act wisely according to the divine will. God wants man to be happy. A happy man is already doing the divine glory. Do not be confused with a drunk with a happy man.

God is this wisdom and Christ is his glory. The first reading decodes the mystery of divine wisdom. "Wisdom is resplendent, it does not wither. She is easily contemplated by those who love her, she lets herself be found by those who seek her. The parable of ten girls shows us the fruit of this wisdom. She remained invisible and made herself visible when the bride arrived. The psalm helps us to discover this wisdom in us. It is one of the measures to judge our state of life. Do we live according to the divine will, guided by this wisdom? God, I seek you at dawn and my soul is thirsty for you, like an arid land, altered and without water ...............; your love is better than life ............... ..; all my life I will bless you ........................; I cry with joy in the shadow of your wings. Let's evaluate our life by applying this psalm. And we will know where we are actually.

We live in a world that seeks a clear answer and it refuses to recognize the presence of the mystery. The oil of love and forgiveness are unfortunately calculated to the point. You have to be generous and a little more. We calculate and would like to arrange everything. In this parable Jesus warns us. We cannot control everything. Neither birth nor death.

The baptism ceremony ends with a very beautiful rite, 'keep this light on'. The parable of ten girls is an invitation to the wedding and also an invitation to watch. Let's be ready anytime. Divine wisdom helps us to understand this mystery and teaches us to trust. Faith is nourished in this hope of the resurrection and the joy that God desires for His people. We do not know what time the Son of Man will come. "Watch, because you do not know the day or the hour" confirms the gospel of the day. On this last Sunday of the liturgical year, the Church invites us to this wedding of the Lord. Are we foresighted and have enough oil?

 

 

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Publié le 10 Novembre 2017

Gospel text

(Lc 16,9-15): 

Jesus said to his disciples, «And so I tell you: use filthy money to make friends for yourselves, so that when it fails, these people may welcome you into the eternal homes. Whoever can be trusted in little things can also be trusted in great ones; whoever is dishonest in slight matters will also be dishonest in greater ones. So if you have not been trustworthy in handling filthy money, who could entrust you with true wealth? And if you have not been trustworthy with things which are not really yours, who will give you the wealth which is your own? No servant can serve two masters. Either he does not like the one and is fond of the other, or he regards one highly and the other with contempt. You cannot give yourself both to God and to Money». 

The Pharisees, who loved money, heard all this and sneered at Jesus. He said to them, «You do your best to be considered righteous by people. But God knows the heart, and what rises high among humans is loathed by God».

 

The Application

 

Sometime in our poor spirituality we imagine that God is against anything material.  God created this world and found it good. The moment we put ourselves against these material goodness, we put ourselves against God.

What is important in our life is that we learn to put all these material elements in this world in use to build a just and beautiful society as God wishes, to build God’s Kingdom on this earth. God doesn’t wish that we multiply enemies in our society. He is simply asking us to use these material elements to have a good healthy and sincere relationship with our near and dear ones. The more we share, the more we will have friends. All that we have are to be shared, including our talents and intelligence, etc.

If there is a word that I insist in our human existence is faithfulness. Faithfull in everything that is entrusted to us. The more we become faithful to the word of God, faithful to our Christian vocation, the more we become just before God, the true children of GOD. Jesus is asking us that we should become servants of God than to the gifts that that God has given to us.

Daily Quote from the early church fathers: 

Jesus recommends the foresight, prudence, and ingenuity of the steward, by Augustine of Hippo, 354-430 A.D.

"Mammon is the Hebrew word for 'riches,' just as in Punic the word for 'profit' is mammon. What are we to do? What did the Lord command? 'Make yourselves friends with the mammon of iniquity, so that they too, when you begin to fail, may receive you into eternal shelters.' It is easy, of course, to understand that we must give alms and a helping hand to the needy, because Christ receives it in them... We can understand that we have to give alms and that we must not really pick and choose to whom we give them, because we are unable to sift through people's hearts. When you give alms to all different types of people, then you will reach a few who deserve them. You are hospitable, and you keep your house ready for strangers. Let in the unworthy, in case the worthy might be excluded. You cannot be a judge and sifter of hearts." (excerpt from Sermon 359A.11-12)

 

«Whoever can be trusted in little things can also be trusted in great ones»

Fr. Joaquim FORTUNY i Vizcarro 
(Cunit, Tarragona, Spain)

Today, Jesus speaks again with authority: He uses the «so I tell you», that has a particular force, as if dealing with a new doctrine. «God wants everyone to be saved and to come to keep knowledge of the truth» (cf. 1Tim 2:4). God wants us saints and today He points out necessary traits which will help us to reach holiness and have the “true goods”: faithfulness to small things, authenticity and never to forget God knows our hearts.

Faithfulness to small things falls within our reach. Our days are usually formed by what we call as “very normal things”: the same job, the same people, some pious practices, our family... And it is in these ordinary realities where we must fulfill ourselves as persons and grow in holiness. «Whoever can be trusted in little things can also be trusted in great ones; whoever is dishonest in slight matters will also be dishonest in greater ones» (Lk 16:10). We must do all things well, with upright intention and a sincere desire to please God, our Father; when we do if for love, it has a greater value and prepare us for the “true goods”. How well did St. Josemaria express it!: «Have you seen how that imposing building was built? One brick upon another. Thousands. But, one by one. And bags of cement, one by one. And blocks of stone, each of them insignificant compared with the massive whole. And beams of steel. And men working, the same hours, day after day... Have you seen how that imposing building was built?... By dint of little things!».

It can help us to have the right intention to carefully make, every evening, our examination of conscience without ever forgetting that God sees everything, even the most hidden thoughts, just as we learnt with our catechism, and that the important thing is to please always our Father God, whom we have to serve with love, bearing well in mind that «No servant can serve two masters. Either he does not like the one and is fond of the other, or he regards one highly and the other with contempt» (Lk 16:13).
Don't never forget: «Only God is God» (Benedict XVI).

 

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Publié le 10 Novembre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 16,9-15):

 «Eh bien moi, je vous le dis: Faites-vous des amis avec l'Argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande. Si vous n'avez pas été dignes de confiance avec l'Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable? Et si vous n'avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres: ou bien il détestera le premier, et aimera le second; ou bien il s'attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent». 

Les pharisiens, eux qui aimaient l'argent, entendaient tout cela, et ils ricanaient à son sujet. Il leur dit alors: «Vous êtes, vous, ceux qui se présentent comme des justes aux yeux des hommes, mais Dieu connaît vos coeurs, car ce qui est prestigieux chez les hommes est une chose abominable aux yeux de Dieu».

 

L’Application

 

S’il y a un mot que j’insiste, c’est ‘la fidélité’, la fidélité à la Parole de Dieu, fidélité à notre vocation chrétienne. Une bonne relation humaine sincère et fidèle ferra toujours du bien, non seulement à tous ceux et celles qui s’y engagent, mais aussi à tous ceux et celles qui les entourent.

«Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande»

Abbé Joaquim FORTUNY i Vizcarro 
(Cunit, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus parle de nouveau avec autorité: il use d'un «Je vous le dis» qui a une force particulière, celle d'une doctrine nouvelle. «Dieu veut que tous les hommes se sauvent et parviennent à la connaissance de la vérité» (cf. 1Tm 2,4). Dieu nous veut saints et nous montre aujourd'hui quelques points nécessaires pour atteindre la sainteté et être en possession du "vrai": la fidélité dans les petites choses, l'authenticité et le fait de ne pas perdre de vue que Dieu connaît nos cœurs.

La fidélité dans les petites choses est à notre portée. Nos journées sont réglées selon ce que nous appelons "la normalité": le même travail, les mêmes personnes, des pratiques de piété, la même famille… C'est dans ces réalités ordinaires que nous devons nous réaliser comme personnes et croître en sainteté. «Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande» (Lc 16,10). Il faut tout bien faire, avec une intention droite, avec le désir de plaire à Dieu notre Père; faire les choses par amour a une grande valeur et nous prépare à recevoir "le vrai". Comme saint Josémaria l'exprimait bien! «As-tu vu comment ils ont construit cet édifice imposant? -Une brique, puis l'autre. Des milliers. Mais une à une. -Et des sacs de ciment, un par un. Et des pierres de taille: peu, par rapport à l'ensemble. -Et des morceaux de fer. -Et de ouvriers qui travaillent, jour après jour, le même nombre d'heures… As-tu vu comment ils ont construit cet édifice imposant? -À force de petites choses!».

Un bon examen de conscience chaque soir nous aidera à vivre avec droiture d'intention et à ne perdre jamais oublier que Dieu voit tout, même les pensées les plus cachées, ainsi que nous l'apprenons dans le catéchisme, et que l'important est de plaire en tout à Dieu, notre Père, que nous devons servir par amour, en tenant compte de ce que «aucun domestique ne peut servir deux maîtres: ou bien il détestera le premier, et aimera le second; ou bien il s'attachera au premier, et méprisera le second» (Lc 16,13). Ne jamais oublier: «Dieu seul est Dieu» (Benoît XVI).

 

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