Publié le 8 Novembre 2016

 

Texte de l'Évangile

(Jn 2,13-22): 

Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de boeufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs boeufs; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes: «Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic». Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture: «L'amour de ta maison fera mon tourment».

Les Juifs l'interpellèrent: «Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là?». Jésus leur répondit: «Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai». Les Juifs lui répliquèrent: «Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais!». Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps. Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cel; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

«Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai»

Abbé Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, en cette fête universelle de l'Église, souvenons-nous que, bien que Dieu ne puisse être contenu dans les murs d'aucun édifice du monde, depuis des temps très anciens l'être humain a éprouvé le besoin de réserver des espaces qui favorisent la rencontre personnelle et communautaire avec Dieu. Au début du christianisme, les lieux de rencontre avec Dieu étaient les maisons particulières, où les communautés se réunissaient pour la prière et la fraction du pain. La communauté réunie était -comme aujourd'hui- le temple saint de Dieu. Au fil du temps, les communautés construisirent des édifices dédiés aux réunions liturgiques, à la prédication de la Parole et à la prière. Et c'est ainsi que dans le christianisme, avec le passage de la persécution à la liberté religieuse dans l'Empire romain, apparurent les grandes basiliques, dont Saint-Jean du Latran, cathédrale de Rome.

Saint-Jean du Latran est le symbole de l'unité de toutes les Églises du monde avec l'Église de Rome. Voilà pourquoi cette basilique arbore le titre d'Église principale et de mère de toutes les Églises. Son importance est même supérieure à la basilique de Saint-Pierre du Vatican, car en réalité celle-ci n'est pas une cathédrale, mais un sanctuaire édifié sur la tombe de saint Pierre et le lieu de résidence actuelle du Pape qui, en tant qu'Évêque de Rome, a sa cathédrale dans la basilique du Latran.

Mais nous ne devons pas perdre de vue que le lieu véritable de la rencontre de l'homme avec Dieu, le temple authentique, c'est Jésus-Christ. Aussi a-t-il pleine autorité pour purifier la maison de son Père et prononcer ces paroles: «Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai» (Jn 2,19). Grâce au don de sa vie pour nous, Jésus-Christ a fait des croyants un temple de Dieu vivant. C'est pourquoi le message chrétien nous rappelle que toute personne est sacrée, qu'elle est habitée par Dieu, et que nous ne pouvons la profaner en l'utilisant comme un moyen.

 

In English

 

Scripture: John 2:13-22  (alternate reading: Luke 17:11-19)

13 The Passover of the Jews was at hand, and Jesus went up to Jerusalem. 14 In the temple he found those who were selling oxen and sheep and pigeons, and the money-changers at their business. 15 And making a whip of cords, he drove them all, with the sheep and oxen, out of the temple; and he poured out the coins of the moneychangers and overturned their tables. 16 And he told those who sold the pigeons, "Take these things away; you shall not make my Father's house a house of trade." 17 His disciples remembered that it was written, "Zeal for your house will consume me." 18 The Jews then said to him, "What sign have you to show us for doing this?" 19 Jesus answered them, "Destroy this temple, and in three days I will raise it up." 20 The Jews then said, "It has taken forty-six years to build this temple, and will you raise it up in three days?" 21 But he spoke of the temple of his body. 22 When therefore he was raised from the dead, his disciples remembered that he had said this; and they believed the Scripture and the word which Jesus had spoken.

 

Daily Quote from the early church fathers: 

Jesus cleanses the temple - his Father's house, by John Chrysostom (347-407 AD)

"But why did Christ use such violence? He was about to heal on the sabbath day and to do many things that appeared to them transgressions of the law. However, so that he might not appear to be acting as a rival to God and an opponent of his Father, he takes occasion to correct any such suspicion of theirs... He did not merely 'cast them out' but also 'overturned the tables' and 'poured out the money,' so that they could see how someone who threw himself into such danger for the good order of the house could never despise his master. If he had acted out of hypocrisy, he would have only advised them, but to place himself in such danger was very daring. It was no small thing to offer himself to the anger of so many market people or to excite against himself a most brutal mob of petty dealers by his reproaches and the disruption he caused. This was not, in other words, the action of a pretender but of one choosing to suffer everything for the order of the house. For the same reason, to show his agreement with the Father, he did not say 'the holy house' but 'my Father's house.' See how he even calls him 'Father,' and they are not angry with him. They thought he spoke in a more general way, but when he went on and spoke more plainly of his equality, this is when they become angry." (excerpt from HOMILIES ON THE GOSPEL OF JOHN 23.2)

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 7 Novembre 2016

Texte de l'Évangile

(Lc 17,7-10): 

 

«Lequel d'entre vous, quand son serviteur vient de labourer ou de garder les bêtes, lui dira à son retour des champs: ‘Viens vite à table’? Ne lui dira-t-il pas plutôt: ‘Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et que je boive. Ensuite tu pourras manger et boire à ton tour’. Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres? De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous: ‘Nous sommes des serviteurs quelconques: nous n'avons fait que notre devoir’».

 

Le message

 

Très souvent nous sommes très déçus, car nous pensons que nous méritons une reconnaissance pour les actes bons et bien faits. En même temps nous oublions que nous donnons de tout ce que nous avons reçus du Seigneur et aussi des autres. En vérité ce n’est pas les autres qui ont oublié de reconnaitre, c’est nous-mêmes qui avons oublié de reconnaitre tous les biens que nous recevons quotidiennement de Dieu à travers les autres.   Nous n’avons pas reconnus les dons que Dieu nous a accordés déjà. Comme l’homme de la parabole de talents qui a enterré un seul talent qu’il a reçu, par le non utilisation des talents que Dieu nous a accordés, nous enterrons tous les moyens d’accéder aux bonheurs et joies que Dieu partage avec nous. Ne devenons pas les maîtres, plutôt reconnaissons que nous sommes les serviteurs du Seigneur. Nous nous mettons au service d’un Maître qui nous aime et qui cherche toujours les biens de nous. Apprenons à dire comme Maire, ‘voici la servante du Seigneur.’

 

«Nous n'avons fait que notre devoir»

Abbé Jaume AYMAR i Ragolta 
(Badalona, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile n'attire pas notre attention sur l'attitude du maître, mais sur celle des serviteurs. Jésus invite ses apôtres, en utilisant l'exemple de cette parabole à considérer l'attitude du service: le serviteur doit obéir et faire son devoir sans attendre récompense: «Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres?» (Lc 17,9). Nonobstant, cette leçon n'est pas la dernière à ce sujet. Jésus dira plus tard à ses disciples: «Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelés amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître» (Jn 15,15). Les amis ne font pas les comptes. Si les serviteurs doivent obéir et faire leur devoir, d'autant plus les disciples de Jésus, ses amis, nous devons accomplir la mission que Dieu nous a confiée tout en sachant que notre travail ne mérite aucune récompense car nous l'exécutons joyeusement car tout ce que nous sommes et ce que nous avons est un don de Dieu.

Pour le chrétien tout est un signe, pour celui qui aime tout est un don. Travailler pour le Royaume de Dieu est notre récompense, et c'est pour cela que nous ne devons pas dire «Nous sommes des serviteurs quelconques: nous n'avons fait que notre devoir» (Lc 17,19) avec tristesse et à contrecœur mais nous devons le dire avec la joie de celui qui a été appelé à transmettre l'Évangile.

Ces jours-ci nous devons nous souvenir également de la fête d'un grand saint, d'un grand ami de Jésus qui est très populaire en Catalogne, saint Martin de Tours, qui consacra sa vie au service de l'Évangile du Christ. Sulpio Severo écrivit à son sujet: «Homme aux vertus ineffables, qui n'a pas été vaincu par la peine et ne pourrait être vaincu par la mort: il n'a pas voulu se laisser pencher d'aucun coté, ne craignant pas de mourir et ne refusant pas de vivre… Cependant les yeux et les mains toujours tendus vers le ciel, l'âme invincible, il priait sans relâche». Dans la prière, dans le dialogue avec l'Ami, nous trouvons effectivement, le secret et la force de notre service.

 

 

In English

 

Scripture:  Luke 17:7-10

7 "Will any one of you, who has a servant plowing or keeping sheep, say to him when he has come in from the field, `Come at once and sit down  at table'?  8 Will he not rather say to him, `Prepare supper for me, and gird yourself and serve me, till I eat and drink; and afterward you shall eat and drink'? 9 Does he thank the servant because he did what was commanded? 10 So you also, when you have done all that is commanded you, say, `We are unworthy servants; we have only done what was our duty.'"

 

The message

 

Many of us in our habitual thinking and behaving, would like to be master of what we say and do.  Some of us do give attention to what we say and do, particularly that these may produce good fruit not only for us, but also for others. Thus we imagine that a simple expectation of a basic credit for the good deeds and thinking is normal and expected. Happy to those who receive such recognition.  Today’s gospel message seems to be little hard to digest, though it is a crude truth that we are called to digest.

If we are already recognized for the good deeds, what else do we expect from the Lord, because He has already given the due of our work? Very often we are discouraged and disappointed, because we don’t see the fruit of our good deeds and our works are not recognized. Jesus is asking each and every one of us, have we in return recognized all that good deeds that the Lord is doing for us, even before we have asked for it? Have we recognized the good deeds that others have done for us? It is not that others haven’t recognized our deeds, rather it is we who fail to give due credit to others. We are very often like the person who has received one little talent and buried it. We haven’t discovered all that the Lord has given to us and still these talents remain unused and unrecognized. The moment we realise this basic truth, everything will change and our approach will be filled with gratitude and joy.

It is in this gratitude and joy that we can say like the Blessed Virgin Mary, ‘Behold the handmaid of the Lord.’  We commit ourselves in service of a Mater who loves us and desires always what is good for us. Why to become masters over this Creator who has sent His only begotten Son to save us? Shall we learn to be the humble servants of the Lord?

 

Daily Quote from the early church fathers: 

We are called to humble service, by Ambrose of Milan, 339-397 A.D.

"You do not say to your servant, 'Sit down,' but require more service from him and do not thank him. The Lord also does not allow only one work or labor for you, because so long as we live we must always work.
    "Know that you are a servant overwhelmed by very much obedience. You must not set yourself first, because you are called a son of God. Grace must be acknowledged, but nature not overlooked. Do not boast of yourself if you have served well, as you should have done. The sun obeys, the moon complies (Joshua 10:12-13; Baruch 6:60), and the angels serve... Let us not require praise from ourselves nor prevent the judgment of God and anticipate the sentence of the Judge but reserve it for its own time and Judge." 
(excerpt from EXPOSITION OF THE GOSPEL OF LUKE 8.31–32)

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 6 Novembre 2016

Texte de l'Évangile

(Lc 17,1-6): 

Jésus disait à ses disciples: «Il est inévitable qu'il arrive des scandales qui entraînent au péché, mais malheureux celui par qui ils arrivent. Si on lui attachait au cou une meule de moulin et qu'on le précipite à la mer, ce serait mieux pour lui que d'entraîner au péché un seul de ces petits. 

»Tenez-vous sur vos gardes! Si ton frère a commis une faute contre toi, fais-lui de vifs reproches, et, s'il se repent, pardonne-lui. Même si sept fois par jour il commet une faute contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant: ‘Je me repens’, tu lui pardonneras». 

Les Apôtres dirent au Seigneur: «Augmente en nous la foi!». Le Seigneur répondit: «La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici: ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous obéirait».

 

La contemplation

 

Nous avons un évangile qui est très riche dans son enseignement sur le comportement chrétien et la lettre de saint Paul à Tite est un compliment de cette lecture. Si nous regardons les lectures du jour attentivement nous pouvons facilement découvrir l’essentielle de la vie chrétienne : la foi.

La foi en Jésus Christ, particulièrement la confiance que Dieu a faite en nous, en envoyant son Fils parmi nous par son incarnation, mort et résurrection, nous donne déjà une espérance qui ne s’épuisera jamais. C’est dans cette espérance, spécialement dans sa compassion et  dans son pardon que notre foi trouve la source de son existence. Certainement comme ses Apôtres nous aimerions augmenter notre foi.

Jésus pourtant nous assure que la foi que nous avons reçue lors de notre baptême est suffisamment bien à vivre notre vie chrétienne pleinement. Il faut l’arroser avec un bon acte et avec une bonne pensé qui nous aiderons à devenir (en conséquence par les multiplications de ces bons actes) une personne évangélique qui vit l’évangile d’une manière radicale et parfaite.  

 

 

«Si ton frère sept fois par jour il commet une faute contre toi (…), tu lui pardonneras»

Abbé Pedro-José YNARAJA i Díaz 
(El Montanyà, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle de trois sujets importants. En premier lieu, de notre attitude devant les enfants. Si, en autres occasions, on nous fait l'éloge de l'enfance, dans celle-ci on nous prévient du mal que l'on peut leur faire. 

Scandaliser ne se réduit pas à faire du tapage ou à étonner, comme on peut le penser quelques fois; le langage grec utilisé par l'évangéliste fut "skandalon", qui signifie un objet qui fait trébucher ou glisser, une pierre dans le chemin, ou une peau de banane, par exemple. Il faut avoir beaucoup de respect pour l'enfant et malheureux celui qui l'entraîne de quelque manière que ce soit au péché! (cf. Lc 17,1). Jésus lui annonce un châtiment terrible et le fait à l'aide d'une image très éloquente. On trouve encore en Terre Sainte des pierres de moulin anciennes (elles ressemblent aussi, en plus grand, aux colliers que se mettent au coup les traumatisés). Mettre une pierre à celui qui cause scandale et le tirer à l'eau constitue un terrible châtiment. Jésus utilise un langage presque d'humour noir. Pauvres de nous si nous faisons du mal aux enfants! Pauvres de nous si nous les initions au péché! Et il y a de nombreuses manières de leur faire du mal: mentir, ambitionner, triompher injustement, nous dédier à des occupations qui satisferont leur vanité…

En deuxième lieu, le pardon. Jésus nous demande que nous pardonnions autant de fois qu'il soit nécessaire, même plusieurs fois par jour, si l'autre est repenti, bien que cela nous brûle de douleur l'âme: Le thermomètre de la charité est la capacité de pardonner. «Si ton frère a commis une faute contre toi, fais-lui de vifs reproches, et, s'il se repent, pardonne-lui» (Lc 17,3). 

En troisième lieu, la foi: plus qu'une richesse de la raison (dans le sens purement humain), il s'agit d'un "état d'âme", fruit de l'expérience de Dieu, de pouvoir agir, en contant sur sa confiance. «La foi est le début de la vie authentique», dit saint Ignace d'Antioche. Qui agit avec foi réussit des choses étonnantes, ainsi le dit le Seigneur: «La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici: ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous obéirait» (Lc 17,6).

 

In English

 

Scripture:  Luke 17:1-6  

1 And he said to his disciples, "Temptations to sin are sure to come; but woe to him by whom they come! 2 It would be better for him if a millstone were hung round his neck and he were cast into the sea, than that he should cause one of these little ones to sin. 3 Take heed to yourselves; if your brother sins, rebuke him, and if he repents, forgive him; 4 and if he sins against you seven times in the day, and turns to you seven times, and says, `I repent,' you must forgive him." 5 The apostles said to the Lord, "Increase our faith!" 6 And the Lord said,"If you had faith as a grain of mustard seed, you could say to this sycamine tree, `Be rooted up, and be planted in the sea,' and it would obey you."

 

The contemplation

 

We all like the Apostles of the Lord are tempted to believe that a great faith can save us. Jesus seems to disagree with many of us, though apparently we have many exemplary people with great faith have shown us an exceptional Christian life. Jesus appears to propose to us that even with little faith, we can live a great Christian life.  Our Faith which we have received from the baptism has to be nourished by good deeds and healthy manner of thinking.

By our repeated good deeds and systematically thinking in the right and Christian way, we become naturally virtuous person. It is important to believe that God will never ask us to do something beyond our reach. If He confines to us a mission which is difficult, He will bless us with the necessary gifts to accomplish it. Naturally a good Christian will look all that he or she has received with a sense of gratitude and never ever on what he or she hasn’t received which will lead him or her into disappointment and anger.

It is in this fullness of life that forgiveness is born. Even in the evil intended and committed act by other, a person of faith will turn this into an opportunity to grow and equip himself or herself with a new quality. Thus instead of getting angry or disappointment, we learn to look everything as an occasion given to raise radically and perfectly towards an evangelical way of living the gospel values.

 

 

Daily Quote from the early church fathers: 

To increase faith is to strengthen it by the Holy Spirit, by Cyril of Alexandria (376-444 AD)

"They ask, 'Add faith to us.' They do not ask simply for faith, for perhaps you might imagine them to be without faith. They rather ask Christ for an addition to their faith and to be strengthened in faith. Faith partly depends on us and partly is the gift of the divine grace. The beginning of faith depends on us and our maintaining confidence and faith in God with all our power. The confirmation and strength necessary for this comes from the divine grace. For that reason, since all things are possible with God, the Lord says that all things are possible for him who believes (Mark 9:23). The power that comes to us through faith is of God. Knowing this, blessed Paul also says in the first epistle to the Corinthians, 'For to one is given through the Spirit the word of wisdom, to another the word of knowledge according to the same Spirit, and to another faith in the same Spirit' (1 Corinthians 12:8). You see that he has placed faith also in the catalogue of spiritual graces. The disciples requested that they might receive this from the Savior, contributing also what was of themselves. By the descent upon them of the Holy Spirit, he granted it to them after the fulfillment of the dispensation. Before the resurrection, their faith was so feeble that they were liable even to the charge of being 'little of faith'." (excerpt from COMMENTARY ON LUKE, HOMILIES 113-16)

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 4 Novembre 2016

Texte de l'Évangile

(Lc 16,9-15): 

«Eh bien moi, je vous le dis: Faites-vous des amis avec l'Argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande. Si vous n'avez pas été dignes de confiance avec l'Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable? Et si vous n'avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres: ou bien il détestera le premier, et aimera le second; ou bien il s'attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent». 

Les pharisiens, eux qui aimaient l'argent, entendaient tout cela, et ils ricanaient à son sujet. Il leur dit alors: «Vous êtes, vous, ceux qui se présentent comme des justes aux yeux des hommes, mais Dieu connaît vos coeurs, car ce qui est prestigieux chez les hommes est une chose abominable aux yeux de Dieu».

 

«Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande»

Abbé Joaquim FORTUNY i Vizcarro 
(Cunit, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus parle de nouveau avec autorité: il use d'un «Je vous le dis» qui a une force particulière, celle d'une doctrine nouvelle. «Dieu veut que tous les hommes se sauvent et parviennent à la connaissance de la vérité» (cf. 1Tm 2,4). Dieu nous veut saints et nous montre aujourd'hui quelques points nécessaires pour atteindre la sainteté et être en possession du "vrai": la fidélité dans les petites choses, l'authenticité et le fait de ne pas perdre de vue que Dieu connaît nos cœurs.

La fidélité dans les petites choses est à notre portée. Nos journées sont réglées selon ce que nous appelons "la normalité": le même travail, les mêmes personnes, des pratiques de piété, la même famille… C'est dans ces réalités ordinaires que nous devons nous réaliser comme personnes et croître en sainteté. «Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande» (Lc 16,10). Il faut tout bien faire, avec une intention droite, avec le désir de plaire à Dieu notre Père; faire les choses par amour a une grande valeur et nous prépare à recevoir "le vrai". Comme saint Josémaria l'exprimait bien! «As-tu vu comment ils ont construit cet édifice imposant? -Une brique, puis l'autre. Des milliers. Mais une à une. -Et des sacs de ciment, un par un. Et des pierres de taille: peu, par rapport à l'ensemble. -Et des morceaux de fer. -Et de ouvriers qui travaillent, jour après jour, le même nombre d'heures… As-tu vu comment ils ont construit cet édifice imposant? -À force de petites choses!».

Un bon examen de conscience chaque soir nous aidera à vivre avec droiture d'intention et à ne perdre jamais oublier que Dieu voit tout, même les pensées les plus cachées, ainsi que nous l'apprenons dans le catéchisme, et que l'important est de plaire en tout à Dieu, notre Père, que nous devons servir par amour, en tenant compte de ce que «aucun domestique ne peut servir deux maîtres: ou bien il détestera le premier, et aimera le second; ou bien il s'attachera au premier, et méprisera le second» (Lc 16,13). Ne jamais oublier: «Dieu seul est Dieu» (Benoît XVI).

 

In English

 

Scripture: Luke 16:9-15  

9 And I tell you, make friends for yourselves by means of unrighteous mammon, so that when it fails they may receive you into the eternal habitations. 10 "He who is faithful in a very little is faithful also in much; and he who is dishonest in a very little is dishonest also in much. 11 If then you have not been faithful in the unrighteous mammon, who will entrust to you the true riches? 12 And if you have not been faithful in that which is another's, who will give you that which is your own? 13 No servant can serve two masters; for either he will hate the one and love the other, or he will be devoted to the one and despise the other. You cannot serve God and mammon." 14 The Pharisees, who were lovers of money, heard all this, and they scoffed at him. 15 But he said to them, "You are those who justify yourselves before men, but God knows your hearts; for what is exalted among men is an abomination in the sight of God."

 

Daily Quote from the early church fathers:

 Jesus recommends the foresight, prudence, and ingenuity of the steward, by Augustine of Hippo, 354-430 A.D.

"Mammon is the Hebrew word for 'riches,' just as in Punic the word for 'profit' is mammon. What are we to do? What did the Lord command? 'Make yourselves friends with the mammon of iniquity, so that they too, when you begin to fail, may receive you into eternal shelters.' It is easy, of course, to understand that we must give alms and a helping hand to the needy, because Christ receives it in them... We can understand that we have to give alms and that we must not really pick and choose to whom we give them, because we are unable to sift through people's hearts. When you give alms to all different types of people, then you will reach a few who deserve them. You are hospitable, and you keep your house ready for strangers. Let in the unworthy, in case the worthy might be excluded. You cannot be a judge and sifter of hearts." (excerpt from Sermon 359A.11-12)

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 3 Novembre 2016

Texte de l'Évangile

(Lc 16,1-8): 

Jésus disait encore à ses disciples: «Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé parce qu'il gaspillait ses biens. Il le convoqua et lui dit: ‘Qu'est-ce que j'entends dire de toi? Rends-moi les comptes de ta gestion, car désormais tu ne pourras plus gérer mes affaires’. Le gérant pensa: ‘Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance? Travailler la terre? Je n'ai pas la force. Mendier? J'aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois renvoyé de ma gérance, je trouve des gens pour m'accueillir’. 

»Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier: ‘Combien dois-tu à mon maître?’. ‘Cent barils d'huile’. Le gérant lui dit: ‘Voici ton reçu; vite, assieds-toi et écris cinquante’. Puis il demanda à un autre: ‘Et toi, combien dois-tu?’. ‘Cent sacs de blé’. Le gérant lui dit: ‘Voici ton reçu, écris quatre-vingts’. 

»Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge: effectivement, il s'était montré habile, car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière».

 

Le message

 

Je vous laisse libre à interpréter cet évangile. Choisissez un des personnages présentés et mettez-vous au centre de ce mouvement. Veillez tout ce qui se passe à l’intérieur de vous et voyez vous-même comment Jésus vous regarde. Faite une prière de grâce et de supplication. Dans le silence préparez-vous à recevoir la grâce que Dieu vous offre pour la journée. Une bonne journée.

 

In English

 

Scripture: Luke 16:1-8

1 He also said to the disciples, "There was a rich man who had a steward, and charges were brought to him that this man was wasting his goods. 2 And he called him and said to him, `What is this that I hear about you? Turn in the account of your stewardship, for you can no longer be steward.' 3 And the steward said to himself, `What shall I do, since my master is taking the stewardship away from me? I am not strong enough to dig, and I am ashamed to beg. 4 I have decided what to do, so that people may receive me into their houses when I am put out of the stewardship.' 5 So, summoning his master's debtors one by one, he said to the first, `How much do you owe my master?' 6 He said, `A hundred measures of oil.' And he said to him, `Take your bill, and sit down quickly and write fifty.' 7 Then he said to another, `And how much do you owe?' He said, `A hundred measures of wheat.' He said to him, `Take your bill, and write eighty.' 8 The master commended the dishonest steward for his shrewdness; for the sons of this world are more shrewd in dealing with their own generation than the sons of light."

 

The contemplation

 

Today I would like to invite you all for your own contemplation. See all the personages presented for us and see in them if there is something good that we can imitate for our day for the implementation. Put yourself in the movements of the day, the master, the servant and all the debtors. Observe all that happens there without participating in the events and imagine the possible conversations and reactions with emotions and sentiments. Look at Jesus who is standing there and verify with Him the way He looks at these events. Search for a message of the day from the Lord. Conclude the contemplation with a prayer of grace and supplication. Keep a moment of silence to receive the grace. Have a wonderful day.   

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 2 Novembre 2016

Texte de l'Évangile

(Lc 15,1-10): 

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui: «Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux!». 

Alors Jésus leur dit cette parabole: «Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve? Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins; il leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue!’. Je vous le dis: C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion. 

»Ou encore, si une femme a dix pièces d'argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu'à ce qu'elle la retrouve? Quand elle l'a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la pièce d'argent que j'avais perdue!’. De même, je vous le dis: Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit».

 

La contemplation

 

Hier nous avons médité sur la volonté de Dieu : Il n’a pas voulu perdre aucun que le Père Lui a confié. C’est dans cette volonté de Dieu que nous devons lire cet évangile et ressentir avec Lui la joie d’un pécheur qui se convertit.  Ce n’est pas seulement la joie de Dieu qui est insisté, mais aussi la joie de la personne qui a trouvé tout ce qu’il ou qu’elle a perdu.  Dans la conversion et la réconciliation nous retrouvons la paix et la joie que Dieu nous offert, et particulièrement nous trouvons la véritable présence de Dieu  en nous.

 

«Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit»

Abbé Francesc NICOLAU i Pous 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'évangéliste de la miséricorde de Dieu nous relate deux paraboles de Jésus qui illuminent la manière d'agir de Dieu vis-à-vis des pécheurs qui reprennent le droit chemin. Avec l'image humaine de la joie, Il nous révèle la bonté divine et comment Dieu se complaît avec le retour de celui qui s'est éloigné du péché. C'est comme le retour à la maison du Père (comme Il le dira plus nettement dans Lc 15,11-32). Le Seigneur n'est pas venu pour condamner le monde mais pour le sauver (cf. Jn 3,17) et Il a fait cela en accueillant les pécheurs qui remplis de confiance «venaient tous à Jésus pour l'écouter» (Lc 15,1), puisqu'Il guérissait leurs âmes de la même façon dont un médecin guérit le corps d'un malade. Les pharisiens se considéraient comme des hommes bons et ne ressentaient pas le besoin d'aller voir le médecin, et l'évangéliste nous dit que c'est à eux que Jésus adressait les paraboles que nous lisons aujourd'hui.

Si nous sommes "spirituellement" malades, Jésus s'occupera de nous et se réjouira que nous recourrions à Lui. Mais, par contre, si comme les pharisiens orgueilleux nous croyons que nous n'avons pas besoin de demander pardon, le médecin divin ne pourra rien pour nous. Nous devons nous sentir pécheurs à chaque fois que nous récitons le Notre Père, puisque dans cette prière nous lui demandons de «pardonner nos offenses…». Et comme nous devons Lui être reconnaissants de le faire! Et comme nous devons Le remercier pour le sacrement de la réconciliation qu'Il a mis à notre portée avec tant de compassion! Que l'orgueil ne nous fasse pas le mépriser. Saint Augustin nous dit que le Christ, Dieu Homme, nous a donné l'exemple de l'humilité pour nous guérir du "cancer" de l'orgueil, «car l'homme orgueilleux est une grande misère, mais un Dieu humble est une plus grande miséricorde». 

Nous devons encore dire que la leçon de Jésus aux pharisiens est aussi un exemple pour nous, nous ne pouvons pas éloigner de nous les pécheurs. Le Seigneur veut que nous nous aimions comme Lui nous a aimés (cf. Jn 13,34) et nous devons ressentir une grande joie quand nous ramenons une brebis égarée au bercail ou que nous récupérons une pièce que nous avions perdue.

 

 

In English

 

Scripture: Luke 15:1-10

1 Now the tax collectors and sinners were all drawing near to hear him.2 And the Pharisees and the scribes murmured, saying, "This man receives sinners and eats with them." 3 So he told them this parable: 4 "What man of you, having a hundred sheep, if he has lost one of them, does not leave the ninety-nine in the wilderness, and go after the one which is lost, until he finds it? 5 And when he has found it, he lays it on his shoulders, rejoicing. 6 And when he comes home, he calls together his friends and his neighbors, saying to them, `Rejoice with me, for I have found my sheep which was lost.' 7 Just so, I tell you, there will be more joy in heaven over one sinner who repents than over ninety-nine righteous persons who need no repentance. 8 "Or what woman, having ten silver coins, if she loses one coin, does not light a lamp and sweep the house and seek diligently until she finds it? 9 And when she has found it, she calls together her friends and neighbors, saying, `Rejoice with me, for I have found the coin which I had lost.' 10 Just so, I tell you, there is joy before the angels of God over one sinner who repents."

 

The contemplation

 

It is interesting to see the joy of the Father, just like human joy. Strangely and exceptionally God participates in our joy. Our joy is like the joy of the prodigal son. God never counts our sin and all the more the past sins. All that He desires is that we come back and surrender ourselves fully to God. He wishes that we taste not only His love, but also His pardon and mercy. If the prodigal son hoped to return, it was the assurance that his father gave to him about the pardon.  He was sure that the Father will forgive him. We are called to return to the Father with this hope of His forgiveness.

Since we carry in ourselves the image of God, it important to God to preserve this wonderful image in us. Thus our happiness and joy become de facto the happiness of God. Let us not get confused with charnel pleasures with eternal joy that God wishes for each and every one of us.  Though the charnel pleasure is also a gift of God, it is through this same charnel pleasure that we are called to taste how much God loves us and forgives us and to overcome from this charnel pleasures.

It was this same divine love and forgiveness that Paul has tasted and was ready to leave everything behind for this divine love. Unless and until we taste this divine mercy and love, a sincere conversion and reconciliation is not possible.

 

Daily Quote from the early church fathers: 

Joy over the fallen sinner restored in God's image, by Cyril of Alexandria (376-444 AD)

"This second parable compares what was lost to a drachma (Luke 15:8-9). It is as one out of ten, a perfect number and of a sum complete in the accounting. The number ten also is perfect, being the close of the series from the unit upwards. This parable clearly shows that we are in the royal likeness and image, even that of God over all. I suppose the drachma is the denarius on which is stamped the royal likeness. We, who had fallen and had been lost, have been found by Christ and transformed by holiness and righteousness into his image... A search was made for that which had fallen, so the woman lighted a lamp... By the light, what was lost is saved, and there is joy for the powers above. They rejoice even in one sinner that repents, as he who knows all things has taught us. They keep a festival over one who is saved, united with the divine purpose, and never cease to praise the Savior's gentleness. What great joy must fill them when all beneath heaven is saved and Christ calls them by faith to acknowledge the truth? They put off the pollution of sin and freed their necks from the bonds of death. They have escaped from the blame of their wandering and fall! We gain all these things in Christ." (excerpt fromCOMMENTARY ON LUKE, HOMILY 106)

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 1 Novembre 2016

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

 

Jésus disait aux Juifs : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m'a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au Jugement, car il est déjà passé de la mort à la vie.
Amen, amen, je vous le dis : l'heure vient — et c'est maintenant — où les morts vont entendre la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront. Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d'avoir la vie en lui-même ; et il lui a donné le pouvoir de prononcer le Jugement, parce qu'il est le Fils de l'homme. Ne soyez pas surpris ; l'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux vont entendre sa voix, et ils sortiront : ceux qui ont fait le bien, ressuscitant pour entrer dans la vie ; ceux qui ont fait le mal, ressuscitant pour être jugés. »

 

Homélie

 

Aujourd’hui l’Eglise universelle fait commémoration de tous les défunts fidèles.  Une journée bien chargée de souvenir, de mémoire, de reconnaissance, de remerciement, etc., avec les visites aux cimetières accompagné par les sentiments et de prières. Nous sommes les êtres humains et de temps en temps nous laissons nous aimés par les émotions que de l’intelligence et de la foi, la foi chrétienne qui nous invite à l’espérance.

La première lecture que nous avons choisie pour ce jour, nous aide à reconnaitre le sens de la vie, la vie éternelle, la vie en Dieu, l’immortalité de l’homme que Dieu créa à son image, pour une existence impérissable. La vie appartient à Dieu et aujourd’hui nous Lui rendons grâce pour tout ce qu’Il nous a fait à travers nos frères et sœurs.

Nous prions non seulement pour tous ceux et celles qui nous connaissons, mais aussi pour tous ceux et celles qui n’ont personne à prier, les visages connus et inconnus. En tant que les clarétains, nous prions pour les frères clarétain et vous le ferez de votre manière. N’oublions personne dans la prière et que notre prière en jour soit ouverte et inclusive.

Comme Marthe et Marie, nous aussi, nous faisons notre deuil pour nos frères et sœurs défunts, mais avec l’espérance de la résurrection. Jésus nous invite avec Marthe à prendre un pas de plus : Croire en Jésus et à la résurrection. Jésus n’est pas venu pour nous juger, mais par Lui que le monde soit sauver.

Il est venu pour nous préparer à la vie éternelle. Il est notre chemin, notre vérité et notre vie. Il nous a promis qu’Il va préparer une place pour nous. Ne soyons pas bouleverser comme les autres, nous a dit saint Paul. Ayons confiance, la foi en Jésus Christ nous sauvera.  Notre foi est liée au Seigneur ressuscité et il est vivant. Laissons-nous transformer par la résurrection du Seigneur. Lorsque nous faisons deuil, n’oublions pas la joie de la résurrection de Lazare.  Le Seigneur ressuscitera nos frères et sœurs. Confions leurs âmes au Seigneur, le seul qui peut faire naître en nous l’espérance.

 

In English

 

Scripture: John 6:37-40  (alternate reading: Luke 14:15-24)

 37 All that the Father gives me will come to me; and him who comes to me I will not cast out. 38 For I have come down from heaven, not to do my own will, but the will of him who sent me; 39 and this is the will of him who sent me, that I should lose nothing of all that he has given me, but raise it up at the last day. 40 For this is the will of my Father, that every one who sees the Son and believes in him should have eternal life; and I will raise him up at the last day."

 

Daily Quote from the early church fathers: 

Whoever sees and believes, by Augustine of Hippo, 354-430 A.D.

"He has said two things: 'This is the work of God that you should believe in the one whom he has sent,' while here he added, 'whoever sees and believes.' The Jews saw but did not believe; they had the one condition, lacked the other. How could they attain to eternal life without the other? The reason those who saw did not attain eternal life was because they did not also believe. If so, what about us who have believed but have not seen? If it is those two things that earn eternal life, seeing and believing - and whoever is lacking one of them cannot attain to the reward of eternal life - what are we to do? The Jews [who saw him] lacked the one; we the other. They had seeing but lacked believing. We have believing but lack seeing. Well, as regards our having believing and lacking seeing, we have prophetically been declared blessed by the Lord himself just as Thomas, one of the Twelve, was blessed when he felt [Jesus'] scars by touching them." (excerpt from HOLY VIRGINITY 3.1)

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 31 Octobre 2016

Texte de l'Évangile

 (Mt 5,1-12a): 

 

Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait: «Heureux les pauvres de coeur: le Royaume des cieux est à eux! Heureux les doux: ils obtiendront la terre promise! Heureux ceux qui pleurent: ils seront consolés! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice: ils seront rassasiés! Heureux les miséricordieux: ils obtiendront miséricorde! Heureux les coeurs purs: ils verront Dieu! Heureux les artisans de paix: ils seront appelés fils de Dieu! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice: le Royaume des cieux est à eux! Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés».

 

Homélie

 

En ce jour de la fête de tous saints, l’Eglise nous propose les béatitudes pour la méditation et elle nous invite aussi à les mettre en pratique. Quoi que soit la signification de son histoire que Jacques de Voragine, l’archeevêque de Gênes nous raconte, il est important que nous cherchions la raison principale que nous l’accordons.

La fête évidement nous demande de faire une réflexion sur la sainteté. L’évangile du jour nous dit que « la sainteté est accueil de la Parole de Dieu, fidélité et confiance en Jésus, la bonté, justice, amour, pardon et paix. »

La fête de tous saints nous invite à vivre une vie de sainteté de notre manière, dans la simplicité, dans le partage, dans la réconciliation, dans le bon accueil, qui n’est pas réserver que pour les élites. Tous les baptisés sont invités. Soyez parfait comme votre Père est parfait, voilà l’invitation principale qui est ouverte à nous tous individuellement, à chacun et à chacune ici présents.

Certains d’entre nous sont privilégiés de pouvoir porter en nous le prénom ou les prénoms de saints. Grand merci à nos parents qui sont choisi un nom de saint. Certains de ces saints reconnus par l’Eglise sont connus à nous ou pour certain personnellement. Il faut revivre ce moment fort quotidiennement. Il est déjà un chemin qui nous conduit vers Jésus, vers son Père.

Nous savons que ces saints ne sont pas devenus saints du jour au lendemain. Ils ont eu les doutes comme nous, les peurs et les questions. Pourtant leurs vies sur la terre nous disent qu’ils ont été animés par l’Esprit saint, nous avons ressenti en eux la présence divine par leurs paroles, par leurs témoignages ou par leurs présences. Ils sont été amis de Jésus.  ‘Vous n’êtes plus les serviteurs, vous êtes mes amis’, a dit le Seigneur. Pouvons-nous devenir ses amis?

Les béatitudes sont un chemin de bonheur, un chemin vers le Seigneur. Les saints étaient heureux, même dans leurs souffrances, car ils ont pu participer à la souffrance du Seigneur.  Dieu ne veut pas que nous souffrions. Il veut que nous soyons heureux, non seulement dans le ciel, mais aussi sur la terre. C’est notre joie de vivre en tant que chrétiens rentra un bon témoignage à ce monde qui bloque tous les chemins qui amènent vers Dieu, la source de notre joie. Dieu veut que nous soyons les saints, les saints vivants dans ce monde pour les uns les autres. Comme les saints, il faut savoir s’aimer et se pardonner sans aucune condition. Je vous souhaite une bonne fête de tous saints. Amen.

 

In English

 

Scripture: Matthew 5:1-12a  (alternate reading: Luke 14:15-34)

1 Seeing the crowds, he went up on the mountain, and when he sat down his disciples came to him. 2 And he opened his mouth and taught them, saying: 3 "Blessed are the poor in spirit, for theirs is the kingdom of heaven. 4 "Blessed are those who mourn, for they shall be comforted. 5 "Blessed are the meek, for they shall inherit the earth. 6 "Blessed are those who hunger and thirst for righteousness, for they shall be satisfied. 7 "Blessed are the merciful, for they shall obtain mercy. 8 "Blessed are the pure in heart, for they shall see God. 9 "Blessed are the peacemakers, for they shall be called sons of God. 10 "Blessed are those who are persecuted for righteousness' sake, for theirs is the kingdom of heaven. 11 "Blessed are you when men revile you and persecute you and utter all kinds of evil against you falsely on my account. 12 Rejoice and be glad, for your reward is great in heaven

 

The contemplation

 

Today the church celebrates all saints day, the communion of saints that we proclaim in our profession of faith. It is in truth our won feast, because we all of all called to be saint, be perfect as the heavenly Father.

Though this exigence look like something impossible to achieve, the beatitudes propose to us a simple way to be holy in the eyes of the Lord. A person with a simple spirit, humble heart, faithful to the commandment of love and forgiveness, is already living in the holiness by participating in the holiness of God.

The evil spirit may push us towards disappointment when we sin or do something wrong. A person who lives in God, will raise up very fast and get reconciled with God immediately.  Just like David who surrendered before God, believing in His mercy, we should be humble enough to accept the pardon that God accords to us.  

The beatitudes are the way of joy and happiness to those who believe in the Word of God and try to put it in practice. Though there are many beatitudes, let us try to perfect one.  They are different doors of the same house. We need not enter by all the doors, one will sufficiently capable of making us to participate in the divine holiness. The perfection of one single beatitude is already connected with the other.

On this special day, I wish you all a very happy feast day. (If you wish to have my homily, do use the google translation of my French homily)

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 30 Octobre 2016

Texte de l'Évangile

(Lc 14,12-14): 

Jésus disait aussi à celui qui l'avait invité: «Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins; sinon, eux aussi t'inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue. Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre: cela te sera rendu à la résurrection des justes».

 

La contemplation

 

Jésus nous invite à regarder tout ce qui se passe à l’intérieur de nous-mêmes et discerner nos actions selon la valeur évangélique non pas seulement au regard de ce monde. Cet appel à l’intérieur est un appel à découvrir non seulement l’intention de nos actes mais aussi la qualité de vie, la vie chrétienne qui nous anime nous oriente.  Une vie qui est enracinée en Dieu, est une vie qui dépasse l’honneur et la gloire humaine. Une invitation à table est une invitation à partager, partager tout ce que nous avons. Voulons-nous partager les choses matérielles ou les choses spirituelles ?  Jésus nous invite à partager tout ce que nous avons, avec tous ceux qui n’en ont pas. C’est un partage riche et nourrissant devant le regard de Dieu.

 

«Quand tu donnes un festin, invite des pauvres (…) et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre: cela te sera rendu à la résurrection des justes»

Abbé Austin Chukwuemeka IHEKWEME 
(Ikenanzizi, Nigeria)

Aujourd'hui, le Seigneur nous montre le vrai sens de la générosité chrétienne: se donner aux autres. «Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins; sinon, eux aussi t'inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue» (Lc 14,12).

Le chrétien bouge dans le monde comme une personne ordinaire; mais la source de sa relation avec ses semblables ne peut être ni la récompense humaine ni la vanité; il doit chercher avant tout la gloire de Dieu, sans prétendre à une autre récompense que celle du Ciel. «Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre: cela te sera rendu à la résurrection des justes» (Lc 14,13-14).

Le Seigneur nous invite à nous donner inconditionnellement à tous les hommes, poussés uniquement par l'amour de Dieu et du prochain pour le Seigneur. «Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on? Des pécheurs aussi prêtent à des pécheurs, afin de recevoir l'équivalent» (Lc 6, 34).

Cela est ainsi car le Seigneur nous aide à comprendre que si nous nous donnons généreusement, sans rien espérer en retour, Dieu nous paiera avec une grande récompense et il fera de nous ses enfants préférés. C'est pour cela que Jésus nous dit: «Mais aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour; et votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut» (Lc 6,35).

Demandons à la Vierge la générosité de savoir fuir toute tendance vers l'égoïsme, comme son Fils. «Egoïste. -Tu ne t'occupes que de tes "affaires". Tu sembles incapable d'éprouver la fraternité du Christ: dans les autres, tu ne vois pas des frères, tu vois des tremplins» (Saint JoséMarie).

 

 

In English

 

Scripture: Luke 14:12-14  

12 He said also to the man who had invited him, "When you give a dinner or a banquet, do not invite your friends or your brothers or your kinsmen or rich neighbors, lest they also invite you in return, and you be repaid. 13 But when you give a feast, invite the poor, the maimed, the lame, the blind, 14 and you will be blessed, because they cannot repay you. You will be repaid at the resurrection of the just."

 

The contemplation

 

We have heard ‘give and take’. We give to get it back. Jesus is asking to look into ourselves and verify the source of our richness.  As Christian, we don’t give to receive, rather we give what we have received from the Lord. When we give and share what we have received, something essentially not of ourselves, why to sound trumpet? It is important to verify what we give, how and why we give. Jesus reminds us that in all the sharing, it should nourish someone who is in need not someone who is greed. The Christian charity doesn’t seek for apparent human glory, rather the glory of God. The glory of God is ‘man stand right in full liberty and freedom.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 30 Octobre 2016

Texte de l'Évangile

(Lc 19,1-10): 

Jésus traversait la ville de Jéricho. Or, il y avait un homme du nom de Zachée; il était le chef des collecteurs d'impôts, et c'était quelqu'un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il n'y arrivait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et l'interpella: «Zachée, descends vite: aujourd'hui il faut que j'aille demeurer dans ta maison». 

Vite, il descendit, et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient: «Il est allé loger chez un pécheur». Mais Zachée, s'avançant, dit au Seigneur: «Voilà, Seigneur: je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j'ai fait du tort à quelqu'un, je vais lui rendre quatre fois plus». Alors Jésus dit à son sujet: «Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d'Abraham. En effet, le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu».

 

Homélie

 

Jésus est en marche avec une grande foule, mais cette foule n’est pas totalement avec lui, car elle récriminait contre Jésus. Cette foule ne comprend pas ce Seigneur de miséricorde. Elle est poussée par l’émotion et sentiment, non pas par la conviction et persévérance.    Marchons-nous avec le Seigneur dans notre vie quotidienne par la conviction et écoutons-nous sa parole fidèlement?

L’évangile du jour présent Zachée comme un homme riche, le chef de collecteur d’impôt,  pourtant  il vivait d’une vie d’isolation et de solitude,  condamné par la société  comme un pécheur. Comment voyons-nous les frères et sœurs qui sont faibles dans notre société, et comment traitons-nous les personnes abandonnées par la société ?    

Pour Zachée, il n’a aucune espérance dans cette société que Jésus. Il prend l’initiative et il s’avance avant que Jésus n’arrive. Il se cache et pour cette foule qui suive le Seigneur, il est un inconnu et entièrement invisible.  Combien de personnes restent autour de nous totalement invisible pour nos yeux ?  Chaque fois qu’on est désespérer osons-nous aller vers le Seigneur ?

Avant que Zachée puisse regarder le Seigneur, Jésus voit déjà sa souffrance et sa soif pour la liberté.  Même si Jésus est entouré par une grande foule, il  a bien reconnu Zachée comme auparavant qu’il a reconnu Nicodèmes sous le figuier.  N’aucune initiative si petite peut-elle  échappera du regard du Seigneur.  Il cherche les brebis perdues et il porte attention sur Zachée qui représente une foule faible et invisible dans notre société qui souffre énormément de l’isolation et de la victimisation. « En effet, le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu », nous affirme le Seigneur.

Aujourd’hui dans l’évangile, nous avons trois groupes : Jésus, Zachée et la foule, avec trois réactions : Zachée s’avance et grimpe sur l’arbre de sycomore, Jésus s’arrête et regarde Zachée et la foule qui se révolte contre Jésus et de sa priorité. Il y a aussi trois  regards,  Zachée a un regard plein d’espérance et de joie, Jésus a un regard de compréhension et de l’amour, la foule a un regard du jugement.  Faisons une examinassions de conscience et découvrons nous-mêmes où se trouve notre place dans ces groupes, notre action et notre regard.  Devant Jésus Zachée a fait une déclaration de conversion. Quelle est notre déclaration et comment répondons-nous au Seigneur.

Le Seigneur ne s’arrête pas de nous demander les RDVs. Il veut bien venir et demeurer chez-nous. Chaque rencontre humaine est une rencontre divine, car c’est Dieu qui agit en nous et par nous. Comme cette rencontre qui a donné la vie à Zachée que notre rencontre humaine soit une rencontre qui donne la vie.  N’oublions pas de porter attentions sur les petites choses dans notre vie, les invisibles dans la société et les petites initiatives prisent par nos frères et sœurs dans notre communauté.

En ce jour, nous te prions Seigneur pour tous les Zachée de la terre, tous ceux et celles qui sont rejetés et méprisés à cause de leur passé et de leurs actes. Tu veux demeurer chez eux comme chez nous. Par ton Eucharistie, tu nous invites chez toi. Que notre rendez-vous à la messe et à l’adoration nous transforme comme il a transformé le publicain de Jéricho. Amen

 

 

In English

 

Scripture:  Luke 19:1-10

1 He entered Jericho and was passing through. 2 And there was a man named Zacchaeus; he was a chief tax collector, and rich.  3 And he sought to see who Jesus was, but could not, on account of the crowd, because he was small of stature. 4 So he ran on ahead and climbed up into a sycamore tree to see him, for he was to pass that way. 5 And when Jesus came to the place, he looked up and said to him, "Zacchaeus, make haste and come down; for I must stay at your house today." 6 So he made haste and came down, and received him joyfully. 7 And when they saw it they all murmured, "He has gone in to be the guest of a man who is a sinner." 8 And Zacchaeus stood and said to the Lord, "Behold, Lord, the half of my goods I give to the poor; and if I have defrauded any one of  anything, I restore it fourfold." 9 And Jesus said to him, "Today salvation has come to this house, since he also is a son of Abraham. 10 For the Son of man came to seek and to save the lost."

 

 

Homily

 

Jesus is walking with a large crowd, strangely this crow just like any other in this modern world is neither with Jesus in spirit nor by thought because at the end of the day it remains against Jesus and His intention. Though this crow was with Jesus, it failed to understand the importance that Jesus accords to mercy and compassion. It allows itself to be driven by emotion, feeling, and appearance rather by conviction and wisdom. We have ask ourselves, do we walk with the Lord in our daily lives by the belief and do we listen to his word faithfully and are we ready to put all that Jesus does and asks us to do in practice?

The gospel of this day present to us a rich man Zacchaeus, the chief of tax collectors, yet he lived a life of isolation and solitude, condemned by society as a sinner. Though this is a past story, in this contemporary world, we too have these isolations and judgements. How do we see our brothers and sisters who are weak in our society and how we treat people abandoned or judged by the society as criminals, unwanted or untouchable, etc?

For Zacchaeus, he has no hope in this company world than Jesus. He takes the initiative and he advanced before Jesus comes. He hides and climbs up on a tree for a better visibility of Jesus. For this crowd who follow the Lord as a great teacher and master, he is completely an unknown and invisible being without any regard. How many people around us are completely invisible to our eyes? The story of poor Lazar and the rich man is today’s actualities. Each time we despair dare we to go to the Lord?

Before Zacchaeus could realise the presence of the Lord, Jesus already sees his suffering and thirst for freedom. Jesus could sense his desire to be integrated in the society. Although Jesus is surrounded by a large crowd, he has recognized Zacchaeus as before he recognized Nicodemus under the fig tree. Not a single or small human initiative towards divine grace can escape from the eyes of the Lord. The Lord is the best observer of the events, movements of our time.  He seeks the lost sheep, and he pays attention to Zacchaeus who represents a small crowd and invisible in our society that suffers greatly from isolation and victimization. "Indeed, the Son of Man came to seek and save that which was lost," says our Lord.

Today in the Gospel we have three set of groups or people: Jesus, Zacchaeus and the crowd, with three responses: Zacchaeus walks and climbs the sycamore tree, Jesus stops and looks Zacchaeus and the crowd revolt against Jesus and his priority. There are also three ways of looking at the event, Zacchaeus looks with hope and joy, Jesus has a look of understanding and love, the crowd has a look of judgment. Let us make an examination of conscience and find ourselves where our place in these groups, our action and our look is. The way we see and judge. The Words of Jesus led Zacchaeus towards conversion and by consequence there was joy and peace. What kind of words we employ in our conversation and how do we respond to call of the Lord, particularly call to conversion.

The Lord does not hesitate to demand an invitation and He even insists that ‘today’ I should come to your home to dine and stay. He desire eagerly to come and stay with us. Every human encounter is a divine encounter, for it is God who works in us and through us. In this simple human encounter that Jesus has transformed as a divine encounter by the salvation has accorded to this family, has given a new life to Zaccheus and we have to ask ourselves, in our human encounter, are we able to transform it into a divine encounter and does our encounters give life to the participants?  Do not forget to give attention to the little things in our lives, invisible people and events in our society and particularly small little initiatives taken by our brothers and sisters in our community.

On this day, we pray to the Lord for all of Zacchaeus of the earth, all those who are rejected and despised because of their past and of their present actions. Jesus wishes in and through us to visit such people and stay with them. Are we ready to cooperate with the Lord?

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0